Motivation – Je cours toujours (ça t’intéresse ?)(5)

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C’est chaque année la même chose. Une fois ma saison de course à pied terminée, quelque part entre novembre et décembre, j’entre en hibernation. Et chaque année, je me trouve de nouvelles excuses. Cette fois-ci : Les courses auxquelles je pensais participer (à savoir le semi-marathon d’Inuyama, et le Kagamigahara Panorama Trail Run dans sa version courte de 15km) ont été annulées en raison du Covid.

Est-ce que cela m’empêche de m’entraîner malgré tout ? Absolument pas ! Pas de confinement par ici, 95 % de mes entraînements se font en solitaire et comme nous ne sommes pas en métropole, je peux parfois courir une heure durant sans croiser qui que ce soit. Après une pause de trois semaines après le semi de Tokai City j’étais pourtant parvenu à faire ce qui me semblait être le plus dur, c’est à dire tout simplement me remettre à courir en début d’année, mais ces annulations ont tout simplement réduites ma motivation à néant.

Cette année j’ai pour objectif de finir un marathon en dessous de 4h15mn ou encore de courir mon premier trail. L’année dernière je n’avais commencé à m’entraîner sérieusement que début juin et suis donc encore largement dans les temps, mais difficile de savoir si les courses auxquelles je pense participer auront lieu ou pas. Par ailleurs, le marathon d’Ibigawa est d’hors et déjà annulé. Enfin, nous sommes tous en bonne santé, de quoi nous plaignons nous ?

Ibigawa Marathon 2019 – débriefing.

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Je suis venu à bout du marathon d’Ibigawa et j’améliore mon record personnel de 20 minutes à 4h32. Résultat tout à fait satisfaisant après un blanc de presque trois ans sur l’épreuve reine. Il faut dire que cette fois-ci j’avais un objectif concret : Courir autour de 6’15 au kilomètre  du début à la fin. Au marathon de Nara, de peur de courir à trop vive allure au départ emporté par la foule, j’y étais allé un peu trop doucement et je n’avais pas réussi à trouver mon rythme. J’ai cette fois-ci couru au rythme proclamé, et je m’y suis tenu, ralentissant un peu dans les montées puis accélérant dans les descentes.

Comme on annonçait jusqu’à 20 degrés en après-midi j’ai pris le départ en manches courtes, mais la majeure partie du parcours se déroule en montagnes et qui de plus est en bord de rivière. A l’ombre de l’épaisse forêt en deuxième moitié du parcours (assez épaisse par ailleurs pour complètement détraquer ma montre GPS) j’ai carrément eu froid. Par ailleurs, le paysage était somptueux, bien qu’il soit encore un peu trop tôt pour totalement apprécier le kôyô, le feuillage d’automne.

Au bout d’une quinzaine de kilomètres je me retrouve dans un petit groupe de cinq ou personnes courant au même rythme que moi. Au tant redouté mur des 30 km, bête noire de tout coureur, je les cloue sur place. Alors que tout le monde marche, je trottine. En continuant de la sorte la barre des 4h30 est à ma portée !

Comme je suis resté plutôt calme alors que j’aurai pu m’emballer au vu de la situation (garder mon rythme !) le mur invisible, mais pourtant bien là, dressé devant moi quelques kilomètres plus loin, au 37km exactement, n’en est que plus incompréhensible encore. Mon genoux droit hurle soudain de m’arrêter, ma cheville droite lui fait coeur. Je grimace, je parle tout seul. Je ralentis, mais ne m’arrête pas. Un chic type à côté de moi m’encourage et m’accompagne, nous finissons la course ensemble.

Pendant que je m’étire vaguement, un constat : Lors de ma préparation j’ai gagné en vitesse mais il m’aurait fallu faire une ou deux sorties longues supplémentaires pour pouvoir tenir le rythme jusqu’au bout. Je quitte rapidement les lieux et me rue au onsen le plus proche. L’eau brûlante apaise immédiatement toutes les douleurs possibles et inimaginables. L’endroit est bientôt envahi de coureurs de tout poil. Vainqueurs et perdants, jeunes et vieux. Tous parlent déjà de leur prochaine course.

A un mois d’Ibigawa – Je cours toujours (ça t’intéresse ?) (2)

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Nous voici à moins d’un mois du marathon d’Ibigawa. Comme l’année dernière, le mois d’août a été catastrophique. Il fait déjà 30 degrés a 9 heures du matin et à peine moins en pleine nuit. L’été est la seule saison où je ne me plains pas du nombre trop important de conbinis et de distributeurs puisqu’une bouteille de 500ml ne suffit pas ne serait-ce que pour courir 10 malheureux kilomètres. Pour éviter d’avoir a m’arrêter tous les 5 km je me suis acheté un beau sac-à-dos bleu ciel de type trail de la marque Salomon‘Tu pars en excursion ?’ ‘Euh non, je vais juste courir un peu …’

Fin août. Je regarde les retransmissions des courses de l’UTMB sur internet. Si des dingues peuvent parcourir 101km (la CCC), 121 km (la TDS) voire 171 km (l’UTMB) en courant autour du Mont-Blanc sans sommeil, je peux bien me faire violence en me levant à 5 heures du matin et courir 15 km ! Motivé, je finis le mois de septembre en renouvelant mon record de distance parcourue en un mois en ayant même le courage d’alterner sorties longues de plus ou moins 20 kilomètres et sorties courtes à vitesse élevée.

En raison des hasards du calendrier et du dérèglement climatique dû au tristement célèbre typhon Hagibis, la première moitié du mois d’octobre est à nouveau compliquée à gérer. En principe je devais y accomplir une ou deux sorties avoisinant les 30 km puis progressivement diminuer les distances, mais le compteur est bloqué aux alentours des 25 km. Si cette année j’ai gagné en vitesse grâce aux entraînements du club d’athlétisme local au printemps dernier (J’y ai notamment appris que je peux courir vite !), je ne peux pas affirmer avec conviction pouvoir finir ce marathon sans difficultés.

Demain, je pense faire Otagawa-Tokoname le long de la mer, version longue de cette sortie faite en juin dernier. 28km. On annonce de la pluie, au moins je ne crèverai pas de chaud.

Je cours toujours (ça t’intéresse ?) (1)

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Après un semi-marathon laborieusement terminé au Fuji Speedway en décembre 2017, je me suis accordé un peu de repos et me suis remis à courir début février 2018. Afin d’améliorer mon temps et de varier mes entraînements, j’ai commencé à participer aux sessions d’un club d’athlétisme local. J’ai ainsi redécouvert le plaisir de courir en groupe, d’avoir à forcer un peu pour ne pas être à la traîne, la vitesse n’étant pas mon fort. Alors que je fais des tours de piste au stade, voir des jeunes entre 10 et 15 ans s’entraîner à côté de moi m’a rendu nostalgique, je faisais pareil à leur âge. 

Début juin je suis déjà en mesure de courir 20km deux jours d’affilée, et avec le recul je me dis que j’y ai été un peu trop fort. Le marathon de Shimada (Shizuoka pref.) auquel je m’étais inscrit ayant lieu fin octobre, même motivé je ne vois pas comment mon corps aurait tenu le rythme pendant encore quelques mois. 

Juillet et son interminable saison des pluies. J’ai essayé de courir sous la pluie. Ce n’est même pas rafraîchissant, juste désagréable. Août, la canicule. Il me faut engloutir un litre d’eau rien que pour parcourir 5 petits kilomètres au retour du travail, puisqu’il fait encore 33 degrés à dix heures du soir ! Fin août on me propose un important voyage d’affaire qui s’avérera très enrichissant professionnellement parlant, mais sur le plan sportif va pratiquement réduire à néant mes efforts fournis jusque là. Je ne peux cependant m’empêcher d’emporter dans mes valises ma tenue de sport, et m’offre deux sorties aux alentours de l’aéroport de Munich au petit matin – un moment inoubliable dont il me faudra reparler dans un autre article. 

Il ne me reste plus qu’un petit mois. Je peine à courir de manière satisfaisante ne serait-ce qu’une dizaine de kilomètres et me vois obligé de déclarer forfait. J’ai pour habitude de dire que tant que la fatigue est plus mentale (ne pas avoir envie de courir) que physique (ne pas pouvoir courir) il vaut mieux se secouer les puces, sans quoi les remords s’installent. J’écris ces lignes avec un peu de regret, preuve que les choses auraient pu mieux se passer si je m’y étais pris autrement. 

Je me suis inscrit hier au marathon d’Ibigawa (Gifu pref.), qui aura lieu le 10 novembre. C’est une course assez réputée dans la région, un beau parcours au creux des montagnes, non loin du mont Ibuki. Les inscriptions se font sur internet à une heure donnée. Comme tout le monde se rue sur le site en même temps, le réseau est complètement saturé. J’ai passé un quart d’heure a rafraîchir la page toutes les 10 secondes, mais suis miraculeusement parvenu à m’inscrire hier soir. 

J’ai repris en douceur l’entraînement ce mois-ci. Je prends beaucoup de plaisir à réfléchir à la manière dont je vais pouvoir m’entraîner en juillet et août alors que l’on a déjà eu 33 degrés la semaine dernière. Me réfugier dans les montagnes de Nagano ou dans les bois ? Courir à 4 heures du matin, alterner avec des sessions à la piscine, ou bien repousser les longues sorties au mois de septembre ? 

‘Pourquoi je cours, autant me demander pourquoi je respire …’ (1)

3.5km pour s’échauffer, puis faire quatre fois le tour du Fuji Speedway à fond.

Non, je ne suis pas devenu pilote de course. Il ne s’agit pas non plus d’une tentative visant à envoyer ma voiture à la casse ’façon Nürburgring’. Je me suis juste inscrit au ’Fuji Marathon Festa in Fuji Speedway’. Il me faudra donc en novembre prochain courir un semi-marathon sur le mythique Fuji Speedway en contemplant le Mont Fuji tout proche.

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Je cours à peu près sérieusement depuis maintenant un peu moins de trois ans. Ce sera ma quatrième course au Japon, après un semi-marathon en 2015 et deux marathons accomplis l’année dernière, dont le marathon de Nara, réputé pour être assez difficile.

Plutôt que de me soucier du chrono, je pense surtout apprécier le concept de la course et le fait de pouvoir courir là où des bolides font du 300km/h. Il va falloir que je m’achète une GoPro pour faire ’caméra embarquée’, les bruits de moteurs seront exclusivement faits à la bouche !