‘It’s good to see green’ (Nagoya,Naka-ku,Iseyama)

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崇覚寺

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Où que j’aille, je m’y rends toujours trop tôt, et me retrouve donc toujours avec du temps devant moi. Au lieu de prendre le métro, j’ai ainsi probablement parcouru à pied une bonne cinquantaine de fois les deux ou trois kilomètres séparant la gare de Kanayama au centre-ville de Sakae. Généralement je longe Otsu-dori deux ou trois ruelles sur sa droite, comme lors de cette précédente promenade. 

Sans trop réfléchir, je suis cette fois sorti de la gare de Kanayama pour me diriger sur la partie gauche de l’avenue. Je tombe au bout de 100 mètres sur une curieuse façade [1] plutôt agressive pour ce quartier résidentiel. Le bâtiment est maintenant vide, il s’y trouvait auparavant un garage à motos. Un peu plus au nord je trouve sur ma gauche un minuscule passage qui passerait presque inaperçu. Je passe le portail, le passage fait une petite centaine de mètres de longueur, avec un petit temple en son centre. Le temple Sogaku-ji regorge d’une verdure que rien ne laisserait supposer de l’extérieur. Il n’y a pas un bruit, même pas le moindre oiseau. [2][3]

Je découvre un peu plus au nord un autre passage beaucoup plus ouvert et fréquenté qui mène a un temple nommé Eikoku-ji [4]. Celui-ci abrite en son sein un jardin d’enfant, les cris et pleurs des enfants contrastent avec le calme de tout à l’heure. Un discret écriteau indique l’existence d’un musée (dédié, je l’apprendrais plus tard aux catholiques romains au Japon aux xvie et xviii siècles) mais impossible de savoir s’il est ouvert ou non.

Vu de loin, l’arbre qui dépasse de la maison sur la dernière photo semble avoir été planté dans la terrasse à l’étage, mais en contournant l’escalier on s’aperçoit que l’arbre longe en fait la paroi de la maison et fait bien 5 ou 6 mètres de haut. Il y a encore quelque temps l’arbre était bien plus touffu, comme on peut le voir sur la Street View ci-dessous. Toute cette verdure me fait passer le reste de la matinée à réfléchir à propos de ce bon vieux cliché du Japon communiant ruralité et nature.

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‘Un jour j’habiterai dans une maison en Lego’

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J’ai toujours aimé jouer aux Lego, et me sers maintenant des enfants comme prétexte pour pouvoir encore aujourd’hui m’amuser avec. Les thèmes de construction récurrents sont bien sûr les avions, mais aussi toutes sortes de bâtiments.

Je n’ai jamais su construire autre chose que des bâtiments parfaitement symétriques. Deux tours ne peuvent être que d’une hauteur égale. Le balcon d’une maison doit impérativement faire soit la totalité de la longueur de la façade, soit, s’il est coupé en deux, être de longueur égale. Je n’ai jamais compris les enfants – ou les adultes d’ailleurs – qui arrivent à construire un bâtiment sans plan en tête, selon le hasard des briques qui leurs tombent sous la main, en mélangeant parfois même les couleurs.

Les milliers d’immeubles plus ou moins élevés que l’on trouve à travers toute la ville de Nagoya, et dont les 5 photos ci-dessus, prises entre les gares de Kanayama et Kamimaezu ne sont qu’un minuscule exemple, éxercent sur moi une très forte fascination. N’est-ce pas parfait ? On pourrait prendre un étage de chacun de ces immeuble et le répéter tel-quel à l’infini … Les oeuvres d’architectes flemmards, sans doute.