Non, l’histoire ne se répète pas, ou si, puis en fait non.

J’avoue que sur ce coup-là, je suis tout ce qu’il y a de plus opportuniste. Je n’ai été voir qu’un seul match sur toute l’année, c’est tout juste si je connais les noms de cinq joueurs des Chunichi Dragons et l’entraîneur de l’équipe me passerait sous les yeux je ne le reconnaîtrais probablement même pas. Tout au long de la saison j’ai vaguement pu suivre les résultats grâce à la brève page sport en fin de journal télévisé, mais mes commentaires se sont souvent limités à comme d’hab’ lorsqu’ils perdaient et pour une fois lorqu’ils voulaient bien se donner la peine de gagner un match.

C’est donc tout ce qu’il y a de plus opportuniste de ma part que de tout d’un coup me réjouir au plus haut point du fait que les Dragons sont champions cette année, après être venu à bout, en finale des play-offs, des Sapporo Hams, quatres victoires à une, leur dernier titre remontait à 53 longues années en arrière. On se souviendra, pour l’anecdote, qu’il s’agit de la même équipe qui nous avait mis une branlée l’année dernière.

Plus que le titre, ce qui me réjouit surtout, c’est que ça va être la foire à Nagoya ce week-end avec la parade, à laquelle nous allons nous faire une joie d’assister. Ce qui me réjouit largement moins par contre, c’est qu’il va falloir se tapper l’hymne officielle de l’équipe partout où on va aller, et surtout, la Dragons Oên Campaign, la campagne de soutien de l’équipe, qui consiste à faire croire que l’on diminue les prix de plein de produits dans les supermarchés, et qu’en achetant toutes ces choses dont on n’avait pas besoin à la base, on va apporter son support à l’équipe, qui en a bien besoin, la pauvre. En fait, en y réfléchissant bien, il n’y a pas que moi qui soit opportuniste dans l’histoire.

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