Archive for the ‘voyages voyages !’ Category

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‘Mangez des pommes’ @ Matsukawa (Nagano pref.)

octobre 20, 2017

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Sur la route, le paysage est très spectaculaire. Alors qu’il a plu pendant deux jours sans s’arrêter, une fois sorti de l’interminable tunnel Ena qui sert de frontière entre la préfecture de Gifu et celle de Nagano, la pluie se met à cesser. La température monte de quelques degrés et une demie-heure plus tard, peu avant l’entrée dans la ville d’Iida, apparaît une mystérieuse brume (ou est-ce un nuage ?) qui va venir se coller à toutes les montagnes alentours. C’est fascinant, mais je suis sur l’autoroute, je me ressaisis.

La region de Matsukawa est connue pour ses pommes. Si j’avais détourné un peu mon regard des montagnes au loin, j’aurai pu remarquer les champs de pommiers des deux côtés de la route qui se succèdent sur des kilomètres. Le temps est maussade, mais cela fait une semaine que les enfants ne parlent que de cette cueillette de pommes à volonté avec leurs cousines.

Entre deux averses nous choisissons soigneusement nos pommes, auxquelles les gouttelettes d’eau de pluie donnent un air encore plus appétissant. Nous avons l’embarras du choix, après de longues hésitations j’en croque une à m’en décrocher la mâchoire. Je me souviens de l’été de mes dix ans, à Nod, quand je mangeais une pomme matin midi et soir. Est-ce la même année que j’ai perdu une dent en croquant dans une pomme comme je viens de le faire ? Dire qu’il y avait les même champs de pommiers tout près de l’endroit où j’ai grandi sans que je ne m’y sois jamais arrêté pour y goûter. Je m’imagine à l’époque avec mes copains volant chacun sa pomme – la plus grosse possible- et dévalant la longue pente vers Mamer sur nos vélos, le propriétaire rouspétant après nous en courant. Je souris bêtement. C’est absolument délicieux.

 

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‘So get out your seats and jump around !’ @ Minami Chita Beach Land ( Aichi )

septembre 12, 2017

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A Nagoya, il y a bien sûr l’aquarium public du port de Nagoya, tellement immense qu’on ne parvient même pas à en faire le tour en une journée. Il y a cet extraordinaire bassin principal où nagent les dauphins, sa gigantesque baie vitrée où il me serait possible de rester pendant des heures si les enfants ne me tiraient pas de mes rêveries pour aller voir les pinguins, les orques ou encore les tourbillons de maquereaux, bien plus divertissants.

Puis il y a Minami Chita Beach Land, au sud de la péninsule de Chita, à une petite heure de route en voiture de chez nous. Plus qu’un aquarium, cela ressemble plutôt à un parc d’attraction  avec sa grand-roue en plein centre. On est à la campagne, c’est très ’at home’, toutes les deux heures on peut serrer la patte aux otaries ou donner à manger aux tortues de mer. Et puis il y a à chaque fois le côté féerique du spectacle de dauphins et d’otaries. Les trois premiers rangs sont pratiquement les pieds dans l’eau, une otarie vient fréquemment se balader au milieu des spectateurs, grands et petits sont ravis ! Cette proximité avec le public me semble inconcevable à l’aquarium de Nagoya …

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Shirakabako > Kurumayama > Kirigamine > Shirakabako (Chino-shi, Nagano pref.)

août 26, 2017

Shirakabako

Shirakabako Royal Hill

Vue sur Shirakabako a partir de Kurumayama

Un planeur en haut de Kurumayama

Kirigamine

Kirigamine

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Shirakaba-ko ( Lac Shirakaba ), nous y sommes venus plusieurs fois en hiver. C’est ici que Louis a chaussé ses premiers skis, et la première fois en dix ans que j’ai eu la trouille en voiture quand en pleine montée la voiture devant nous s’est mise à patiner sur une plaque de verglas et  doucement reculer pour s’immobiliser à un petit mètre de nous. Pas de quoi donner envie d’aller ’toujours plus loin, toujours plus haut’ !

J’étais donc plus que ravi d’enfin pouvoir nous balader dans la montagne en voiture sans risquer nos vies. J’emprunte la ’Venus Line’ qui part du lac pour se faufiler entre la plaine de Kurumayama puis celle Kirigamine, entre 1,600 et 1,800 mètres. La route est parsemée de ’view points’, chaque arrêt dure bien plus longtemps que prévu tant la vue sur les plaines et les montagnes au loin est saisissante. Alors que l’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc) à justement lieu dans quelques jours, je m’imagine à quel point il doit être agréable de courir, ou non, de voler plutôt, au milieu de ce décor de rêve.

Retour au lac. Il fait 23-25 degrés, j’en profite pour faire courir deux fois les 3.8km du tour du lac tandis que Léo me suit sur son Mountain Bike loué à l’hôtel. Rapide saut au bain public, buffet -et bière à volonté. Je dors instantanément, me réveille à 5h30. Je me balade aux abords du lac appareil à la main (les deux dernières photos) en rêvassant. De bon matin, pêcheurs, peintres, joggeurs, randonneurs et photographes sont disséminés autour du lac, et ils me semblent avoir tous quelque chose en commun : Ils sont en paix avec eux-même. Et à cet instant, le fait que je fasse pour ainsi dire ’partie du décor’ me rend fou de joie.

Oubliez le Japon et ses temples, allez plutôt à la montagne, c’est tout aussi spirituel !

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Chausu-yama ( Aichi pref. )

août 7, 2017

Je ne me souviens pas avoir eu l’occasion de me balader en haute montagne en plein été étant enfant, et les seules images que j’ai en tête sont celles des étapes du Tour de France dans les Alpes. C’est ce dont je me suis rendu compte hier au cours d’une conversation lors du retour de notre escapade. Les larges prairies vertes qui contrastent avec le ciel bleu, les nuages si proches que l’on croirait pouvoir les toucher, les lacets interminables … Si j’ai toujours trouvé la montagne superbe, il aura fallu attendre ma venue au Japon et d’avoir la montagne ‘à ma porte’ pour pouvoir pleinement l’apprécier.

Après un éprouvant week-end passé à la mer il y a une semaine, il me fallait un peu de fraîcheur. Le typhon Noru se trimballe déjà au sud-ouest de l’archipel, la mer est agitée. Le temps est instable, on annonce d’éventuels éboulements de terre en haute montagne. Cependant l’été est trop court pour ne pas en profiter ! A défaut d’aller titiller les nuages comme le mois dernier, nous coupons la poire en deux et nous contenterons des 1.000 mètres du Mont Chausu (Chausu-yama) situé en bordure de la préfecture de Nagano et d’Aichi.

Comme nous ne sommes pas pressés nous préférons à l’autoroute la route 153 qui relie Nagoya à Iida. Cela nous fait traverser la cohue du centre-ville de Toyota, mais nous permet de jouir de cet instant de bonheur au moment de traverser le petit pont rouge qui sert -qui me semble servir- de frontière entre la ville et la montagne. Je coupe la clim’, ouvre grand les fenêtres et au bout de 500 mètres de route à l’ombre des arbres il fait déjà 4 ou 5 degrés de moins.

Arrivés à destination, il fait gris, ce qui accentue encore d’avantage la différence de température. Les gens déjeunent au milieu de la prairie, nourrissent biches et chèvres à la petite ferme improvisée. Le télé-siège est en marche malgré le ciel menaçant. Les enfants attrapent quelques insectes avec leurs épuisettes, nous faisons du canoé sur le petit étang. Toujours ce calme …

Fidèle à ma réputation d’homme-pluie, il se met à pleuvoir. L’averse est assez violente, je me félicite de ne pas être monté au sommet. Lorsque la pluie cesse la brume se lève. Nous sommes dans les nuages, le petit vent est très agréable. Je rêvasse dix longues minutes sur mon banc, si loin des tracas et de la chaleur de la ville.

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‘Fraîcheur de vivre …’ (Kaida Kogen, Nagano)

juillet 19, 2017

35 degrés à l’ombre ? Courage, fuyons ! Pour le ‘plateau de Kaida’, situé à trois heures de route de Nagoya. Le plateau et ses environs sont dominés par l’Ontake-san (3,076m), imposante montagne réputée pour les randonnées et les sports d’hiver.

A l’aller nous faisons un détour par ‘Nezame no toko’, dans le district de Kiso, puis les enfants font du cheval dans le plateau de Kaida. Nous pêchons quelques poissons dans un ‘tsuri hori’ (bassin de pêche) et pendant qu’elle grille au feu de bois ce qui fera un délicieux quatre heures, une sympathique grand-mère nous explique que même en plein été, on n’utilise pas l’air conditionné dans la région. Un ventilateur, pourquoi faire ? A la petite auberge ou nous passons la nuit, en pleine campagne, au dîner tout le monde est en manches longues. Nous fermons même la fenêtre pour dormir la nuit !

Le lendemain matin nous attaquons l’ascension de l’Ontake-san. La montée en cabine téléphérique coûte un bras mais offre 15 minutes de bonheur. La vue est splendide, les enfants sont surexcités, leurs plus beaux sourires aux lèvres. ‘Priceless’, comme dirait l’autre. En haut, a 2,150m il fait presque froid. Je fais le plein d’oxygène, rêvasse, me promet d’aller jusqu’au au sommet dans quelques années.

L’escapade donne faim. A midi, c’est soba. Comme hier midi, et hier soir aussi d’ailleurs. C’est la spécialité a Nagano, mais il y a tant de variétés différentes que l’on ne s’en lasse jamais.

Déjà il faut rentrer, ‘retour a la civilisation’ via un petit crochet au touristique Tsumago-juku. Il refait chaud, quoique la balade soit agréable avec ces petites ruelles et maisons en bois.

Nagoya. 20 heures, 30 degrés. Cette désagréable bouffée d’air chaud quand j’ouvre la porte de la voiture. Le temps de porter les enfants à leur chambre que je suis en sueur. Peut-être ai-je rêvé ?

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En attendant l’été (Wakasa, Fukui)

juillet 10, 2017

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Nous prenons la route vers 5h du matin pour cette petite baie tranquille perdue au fond de la presqu’île de Tsunegami, dans la préfecture de Fukui. Pour nous il s’agit d’un anaba, mot que l’on utilise pour désigner un ‘petit coin perdu uniquement connu des habitués’.

Fukui est victime de son succes. Ses plages tout au long de la mer du Japon sont superbes mais bourrées de monde : Places de parking hors de prix, nourriture immonde, musique infâme qui gueule des haut-parleurs. Entassés sur la plage, avec le voisin qui fait un BBQ à deux mètres de ta tente t’envoyant sa fumée en pleine tronche … Plus jamais !

Quand nous arrivons vers 8h il fait gris et autour de 27 degrés, l’eau est presque froide. Une dizaine de pêcheurs dispersés sont en pleine méditation. Un bateau de pêche quitte la baie de temps à autre, offrant aux enfants quelques vagues pour faire les fous. Puis ils replongent attraper les petits poissons avec leurs épuisettes. Ah, ce calme …

 

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Yunoyama.

septembre 8, 2013

Yunoyama, dans la préfecture de Mie, se trouve à une petite heure en voiture de chez nous. Si la région est surtout connue pour ses nombreuses stations thermales, les fameux onsen, sa moyenne-montagne ( Gozaisho a 1.212m ) offre d’agréables escapades et un peu de fraîcheur salvatrice alors que l’été commence à se faire long.

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Après avoir été plusieurs fois à la mer avec sa foule, ses luttes pour trouver une place, son sable qui colle aux pieds et les yeux qui piquent, cela nous à fait du bien de nous (re)poser au bord de la rivière, a l’ombre des arbres, au calme.

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