Archive for the ‘vie quotidienne’ Category

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‘Paysan lëtz !’ (1) satsuma-imo

novembre 13, 2017

Nous tenons depuis à peu près trois ans un petit potager. Vraiment pas grand chose, un petit plan de terre de vingt mètres carrés qu’une amie nous a cédé parce qu’elle n’avait plus le temps de s’en occuper. Je m’en occupe en autodidacte, pioche des informations dans les bouquins à la bibliothèque et demande des conseils à mes voisins de potager expérimentés, mais je reviendrais plus longuement sur le sujet une prochaine fois.

En automne, c’est la saison de la récolte des satsuma-imo, les patates douces ! Pour les enfants il s’agit plus de sucreries que de légumes une fois grillées au four, mais non seulement les patates douces, c’est bon, mais en plus ils peuvent s’en donner à coeur joie au moment de les déterrer. Bottes aux pieds, truelles à la main, il faut les voir creuser à leur recherche en riant, déjà pleins de boue après deux minutes à peine …

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’Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose …’

septembre 14, 2017

… qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre’.

Après avoir profité de chaque opportunité pour me balader à droite et à gauche pendant tout l’été, puis achevé par des horaires plutôt corsés, je suis sur les rotules depuis le début du mois. Je suis lessivé, mais ne parviens pas à rester en place plus de deux heures. La télé m’ennuie, m’agace, m‘écœure. Même mon simulateur de contrôle aérien me lasse au bout d’une heure. Quand je bouquine je ne peux m’empêcher de prendre des notes, j’étudie plus que je ne lis, c’est épuisant !

Alors quel que soit le temps, je finis par sortir de chez moi. Avant-hier je suis allé à l’exposition intitulée ’Old Masters from the State Hermitage Museum’, regroupant de superbes toiles de la collection du Musée de l’Ermitage. Hier j’ai fait 13km de cross-country, montant et dévalent tout ce que compte comme côtes et pentes le plus grand parc alentours.

Et là, le temps de concocter cet article que je sens déjà des démangeaisons dans les mains, dans les jambes. Il fait 30 degrés, le ciel est bleu et sans un seul nuage … C’est épuisant !

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Le mot du jour : Hanbôki

août 12, 2017

Chaque année ça recommence. Si aux alentours du 15 août la France a ses chassés-croisés sur les autoroutes, le Japon est lui aussi sens dessus-dessous durant l’O-bon, période durant laquelle -en principe ‘les gens des grandes villes retournent à leur ville natale et s’occupent des tombes de leurs ancêtres‘.

Selon les entreprises et les hasards du calendrier, les salary-men sont en congés payés pendant une période de 7 à 10 jours voire plus s’ils parviennent à faire le pont. Oui, vous savez maintenant pourquoi Paris, Madrid et Londres ou encore Guam, Hawaï et Séoul pullulent de touristes japonais à cette période ! Alors qu’un billet d’avion pour la Corée du Sud coûte un bras, ne serait-ce que m’imaginer le prix d’un séjour d’une semaine à Hawaï d’un père de deux enfants me donne le vertige.

Et pourtant, l’aéroport est plein à craquer. A tel point que nous ne sommes pas autorisés a poser congé. Et nous voilà donc à devoir face à des hordes de voyageurs arrivant en train, en voiture ou en bus. L’aéroport a cela de magique que le voyage commence avant même que l’avion décolle. Les voyageurs ne sont plus eux même, surtout quand ils voyagent en groupe ou en famille : Ca rit, ça parle fort, et parfois c’est la panique : ’Non, les 400 passagers de ce vol n’attendront pas sagement 15 minutes ton arrivée juste parce que tu as eu une panne de réveil !’

Hanbôki, en anglais, se traduit par ‘busy saison’. En français je serais tenté de traduire le tout par ’C’est la foire !’ Encore une semaine a tenir !

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‘Toute cette pluie, c’est jamais que de l’eau’

juin 26, 2017

Pour moi qui adore les statistiques, l’obsession qu’ont les japonais a referencer les evenements climatiques et naturels majeurs tout au long de l’annee me fait jubiler : Eclosion et fanements des fleurs de cerisiers, naissance du premier typhon ou premiere neige … Tous sont homologues par la ‘Japan Meteorological Agency’, par region, puis relayes dans les differents medias.

Le principal sujet du moment, c’est évidemment la saison des pluies ! Le 7 juin dernier, en ouverture du journal de 19h, la speakerine annonçait d’un air grave : ‘Aujourd’hui, c’est officiel, la région de Tokai entre en saison des pluies !’ Chaque année j’attends que dans un vent de folie ces coincés-du-derrière de la NHK sortent en plein plateau un parapluie, sautillent en fredonnant ‘Singing in the rain’, mais non, cette année non plus, le miracle n’aura pas lieu.

‘Saison des pluies ? On crève pas de chaud depuis une semaine ?’ Mon collègue a eu la même réflexion que moi. La saison des pluies porte cette année bien mal son nom, on a avoisine les 30 degrés pendant 10 jours. Cela ne me gène nullement en soi puisque j’ai horreur de cette saison, je crains juste que cela ne retarde l’arrivée de ma sacro-sainte saison estivale. La saison des pluies, la vraie, désagréable avec son air irrespirable, le plus tôt elle arrivera, le plus tôt on en aura terminé.

Dans la nuit du 20 au 21 juin, il s’est enfin mis a pleuvoir. Sous le déluge, les trains se sont même arrêtés et quelques vols ont été annulés. Je n’en demandais pas tant, désolé. La météo dans le journal ne saurait être plus explicite …

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Choose your weapon ! (2)

octobre 8, 2013

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Si je suis là aujourd’hui à m’intéresser aux instruments d’écriture et faire régulièrement la tournée des papeteries et éplucher les magazines et livres sur le sujet, c’est probablement la faute à ce stylo.

J’aime écrire depuis l’âge de 10 ans environ, mais n’avais jusqu’à il y a de cela quelques années peu ou aucun intérêt pour les stylos et autres instruments d’écriture. De même, bien que j’aie écrit des centaines de pages au long de mes études, mis à part les stylos à plume Pelikan dont je parlais dans l’article précédent, je suis bien incapable de me souvenir avec quoi je noircissait mes copies.

Si j’avais déjà vaguement entendu parler de la marque auparavant, mon premier contact physique avec Mont Blanc a eu lieu dans le cadre de mon travail. La marque ouvre un rayon dans notre périmètre, ce qui m’amène à vendre de manière maladroite l’un ou l’autre produit à des clients qui en savent souvent bien plus que moi. Mon enthousiasme est réel, les ventes satisfaisantes.

Bien entendu il ne faut pas longtemps avant que je pense à en acheter un à mon tour. Avec ma joyeuse compagnonne nous débattons longuement à propos de cet onéreux achat ( ‘un stylo, aussi cher qu’Il soit, reste un stylo’ )et mes arguments ne sont pas des plus convaincants. Mais peut-on expliquer un coup-de-foudre ?

Il faudra un peu plus de deux ans pour que je fasse main-basse sur le précieux objet : Un vieux Meisterstück Rollerball résine-or bordeaux, qui n’est déjà plus en production à ce moment-là. De manière un peu surnoise, j’en conviens, puisque je me le fais offrir pour mon anniversaire par ma mère lors de notre retour au pays. Est-ce à cause de son statut d’objet de luxe controversé, c’est très cérémonieusement que je m’en sers au début. Gardé précieusement dans son coffret d’origine la semaine, j’écris avec chaque week-end mes lettres dans le silence le plus complet.

Au fur et à mesure de mes lectures à propos de mon nouveau hobby, il semble clair que j’accorde au bon état de mon stylo bien plus d’importance que nécessaire. J’envie l’aisance, la prestance, l’assurance de ces personnes qui sortent leur stylo favori pour noter dans leur calepin une adresse, un nom ou une idée qui leur vient à l’esprit. Il me faut donner une âme à mon bijou en écrivant avec régulièrement, puisque c’est pour cela qu’il a été conçu.

Aujourd’hui je l’utilise quotidiennement et l’emporte partout avec moi. Je change la couleur de l’encre selon mon humeur. Il m’arrive quand je n’ai rien de particulier à faire de prendre une feuille et d’y écrire en vrac tout ce qui peut me passer par la tête. C’est ridicule, mais j’adore cela … Après trois années d’utilisation intensive mon stylo a quelques légères égratignures mais je ne m’en soucie plus.

Parfois, entre deux lignes trop longues, je rêvasse. Je m’imagine céder le précieux objet à Léo quand il aura 18 ou 20 ans. Peut-être lui prendra-t-il l’envie d’écrire. Peut-être pensera-t-il à moi à chaque fois qu’il s’en servira. Il pourrait devenir célèbre et passer à la télé dans une émission consacrée aux livres diffusée tard le soir. L’animateur lui demanderait : ‘Peut-on savoir quel est ce stylo que vous constamment à la poche de votre veste ?’. Et là Léo tirerait fièrement le Mont Blanc de sa poche et expliquerait non sans émotion qu’Il a appartenu à son père etc …

Par contre, pourvu qu’il ne parle pas de ce blog !

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‘Arrête ton char !’ (que j’y jette un oeil)

septembre 26, 2013

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Owari-Yokosuka Matsuri. Le son aigu des flûtes et des tambours. Les conversations et accalamations de la foule. Les cris, les ‘wasshoi‘ ( ‘oh-hisse’ ) des participants qui tirent et poussent leurs chars en bois qui font plusieurs tonnes. Costumes imprimés d’impressionants caractères afin de se démarquer des autres ‘gumi‘ (clans). Les chars, bien sûr, au centre de la fête. Bois, drâpements rouges et ornements dorés. Je me balade entre les chars à l’arrêt. Les conversations entre participants et spectateurs s’animent. On boit, on prend la pose. L’ambiance est bon enfant, la musique enivrante …

Dans les episodes précédents : Ota Matsuri

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Push stop to listen (1)

septembre 20, 2013

Début septembre. Bien qu’il soit dix heures passées, il fait encore autour de 25 degrés. Je rentre tranquillement de la gare à velo.

A force d’avoir en permanence les écouteurs vissés dans les oreilles, je passe (nous passons) à cote de petites choses simples : Le chant des cigales un soir d’été, par exemple.

C’est beau et apaisant ! Mais le chant des cigales au Japon est-il différent de celui des cigales du Midi ? Le chant varie-t-il selon les éspèces ? Et puis d’ailleurs, comment font-elles ce bruit déjà ? Tandis que je me pose ainsi des questions dignes d’un écolier de CM2, je me rends compte de mon ignorance. Serais-je capable de répondre aux questions que Leo et Louis me poseront plus tard, ou seront-ils trop occupés a jouer a leur(s) console(s) pour pouvoir se les poser ?