Archive for the ‘une virée à deux’ Category

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On dirait le sud …

mars 25, 2009

Le ciel est bleu, la mer est verte. Ma joyeuse compagnonne dévore sa glace pendant que je pique un somme, bercé par le bruit des vagues …

Les lecteurs attentifs de ce blog – et Dieu sait ô combien ils sont nombreux – vont penser que je leur refait le coup de l’escapade à Shinmaiko-sur-plage. Cette fois-ci, nous sommes partis loin ! On a même pris le bus, c’est pour dire. Deux trépidantes heures de route nous ont conduits à Gamagori, au sud de la péninsule de Chita, pour un week-end en amoureux dans un onsen. Roupiller, manger, se baigner, se promener, manger, roupiller. Parfois même roupiller dans le bain ! Tout un programme.

Pour résumer, Gamagori, c’est comme Saipan, quelques degrés et les poissons en moins.

on se croirait presque pas au Japon.

On se croirait presque pas au Japon ...

la mer et nous, rien que nous.

La mer et nous, rien que nous.

nous, puis quelques oiseaux ...

Nous, puis quelques oiseaux ...

des (petits) crabes, aussi.

Des (petits) crabes, aussi.

au loin, on pourrait presque voir le Mont Fuji ...

Au lointain, on croirait presque apercevoir le Mont Fuji ...

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C’est ici que tout (re)commence.

février 16, 2009

‘Meublage, regards gênés et l’impression de lui avoir fait perdre son temps. Je m’étais dit que le tout s’achèverait sur un ‘à un de ces jours’ qui, au Japon comme ailleurs, n’est qu’une forme polie signifiant ‘Merci, mais, on va en rester la hein …’

6 années se sont écoulées depuis ce premier rendez-vous. Pour fêter ça, rien de tel qu’un petit repas dans le même restaurant. Voulant ajouter une touche de romantisme au tout je comptais commander les même plats que ceux que nous avions mangés ce soir là, mais, soit parce que j’étais trop préoccupé à chercher mes mots ou, mieux, parce que j’étais complètement ailleurs, impossible de me remémorer quoique ce soit. Heureusement, elle non plus. Ouf !

agura

Agura

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‘l’enfer de la mode, c’est vraiment super-sympa (?)’

janvier 4, 2008

Entrer dans le magasin Zara de Sakae lui rapelle Paris, me dit-elle. C’est vrai qu’il y a tout autant de monde, le même désordre, forcément les même designs, la même musique, et aussi pas mal d’occidentaux. Il y a quelques années il aurait fallu me payer pour me traîner dans les magasins un jour de soldes, et voilà qu’aujourd’hui c’est moi qui me mets à lui payer de jolies fringues – soldées, quand même.

Pour être francs, nous sommes plutôt mauvais clients. Budget limité fixé d’avance, tout est acheté soldé, pratiquement pas d’achats impulsifs, et tout achat se fait avec l’accord de l’autre. Cela rallonge toute virée d’une ou deux heures le temps de se mettre d’accords, mais en même évite tout achat superflu et rend la chose bien plus sympathique.

J’ai été néanmoins étonné de constater que partout ou nous sommes allées, alors que du côté vêtements pour femmes on ne trouvait pratiquement que des jeunes femmes esseulées, du côté vêtements pour hommes, un gars sur deux était accompagné. J’ai donc passé la plus grande partie de l’après-midi à ne pas passer inaperçu.

Est-ce que pour les hommes, faire les soldes tout seul, c’est un peu la honte ? Est-ce que de peur de se retrouver avec un mec habillé n’importe comment, les filles choisissent leur style vestimentaire ( hé, mais c’est moi ça ! ) ? Est-ce que les filles piquent la carte de crédit de leur mec pour faire du shopping pendant que celui-ci est au boulot ?

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KOMEDA’s Coffee.

novembre 25, 2007

Pour ma joyeuse compagnonne, le culte que je voue au Shiro Noir, l’une des choses les plus délicieuse que l’on puisse trouver au menu des KOMEDA’s Coffee, chaîne de cafés éparpilés un peu partout dans les environs de Nagoya, relève du plus grand intérêt. Comprenez qu’au Japon, les hommes n’avoueront jamais leur faible pour les choses sucrées. Lors d’un rendez-vous avec sa douce par exemple, l’homme prendra bien garde à se contenter d’un simple café alors que sa moitié s’empiffrera de quelque succulent gâteau. Aussi quel n’est pas son étonnement lorsque je lui raconte qu’il nous arrivait fréquemment d’aller nous offrir quelque ‘glace italienne’ à la terrasse d’un café avec quelques amis après le boulot. Impensable, dit-elle. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent, le Shiro Noir, c’est excellent.

le fameux Shiro Noir …

… et une glace pilée géante au thé vert, pour digérer.

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Dragons vs. Seibu [1]

juin 19, 2007

On a coûtume de dire que le baseball, c’est loin d’être le sport le plus excitant qui soit. Après avoir enfin assisté à un match en vrai, je peux affirmer que cela n’est qu’à moitié vrai.

Ce qui est sûr, c’est que les habitants de Nagoya aiment leur équipe. Il suffit de se rappeller la folie qui s’était emparée de la ville lorsqu’ils avaient atteint la finale l’année dernière. De même, l’interminable couloir blanc et bleu qui mène de la sortie du métro au Nagoya Dome est-il rempli d’affiches et d’articles de journaux retraçant l’histoire de l’équipe, de portraits des joueurs, et puis surtout, rempli de gens qui à en juger par leur accoutrement, semblent être des fans de l’équipe locale, preuve irréfutable que nous ne nous sommes pas trompés de station.

Tout désireux nous aussi d’avoir l’air bien ridicule et surtout de passer inaperçus, nous nous devions tout d’abord de nous rendre au magasin de goodies de l’équipe pour nous munir d’écharpes, de T-shirts et de casquettes.

Je ne sais pas combien de places fait le Dôme, mais y entrer est assez impressionnant ; Beaucoup de gens, de bruit, et le vert fluo du terrain qui saute aux yeux. Nous étions idéalement placés, au dizième rang à peu près, avec vue sur la première base. Les joueurs s’échauffent, les gradins sont encore à moitiés vides. Le match n’a pas encore commencé mais les deux vieillards à notre droite sont déjà ivres morts. Des vendeurs ambulants nous proposent leurs produits. Pop-corn, bières de toutes sortes, bentô …

Soudain retentit une musique assourdissante, l’écran géant brille de mille feux, des pom-pom girls et des mascottes débarquent de toutes parts en jetant dans le public des balles de base-ball signées par les joueurs, que tout le monde s’empresse d’attrapper, ce qui entraîne l’une ou l’autre chute spectaculaire. Je n’ai trop rien compris à ce qui s’est passé qu’il semble que le match ait déjà commencé. Une diversion.

L’une des choses fort drôle au baseball, c’est que lorsque c’est l’équipe adverse qui attaque, le public semble se moquer littéralement de ce qui se passe sur le terrain. Tout le monde papotte, se dépêche d’aller aux toilettes ou de filer acheter ses frites ou sa bière au stand le plus proche. Juste quelques encouragements discrets pour le lanceur, de rares applaudissements à chaque strike mais tout de même pas mal de mécontentement à chaque point que marque l’adversaire. [ la suite pour bientôt. ]

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Ah, Taiwan ! [1]

mai 9, 2007

Au mois de janvier dernier, nous nous sommes rendus à Taiwan pour un court séjour de trois jours. Départ prévu le 26 en milieu d’après-midi, j’ai enfin le loisir de me balader au Duty Free en tant que client, sauf que comme de bien entendu tout le monde m’a reconnu. Ma joyeuse compagnonne, elle, avait vu la chose venir et de peur que l’on nous voie ensemble m’a donc fui comme la peste jusqu’à ce que nous embarquions pour le vol Cathay Pacific Nagoya-Hong Kong avec escale à Taipei.

Nous arrivons deux petites heures plus tard. Première surprise, un Duty Free Shop dans le hall d’arrivée. Deuxième surprise, l’examen pour savoir si vous êtes porteur du SRAS. Vous passez une balise et le tout sonne si votre température corporelle est trop élevée. Si c’est le cas, on vous inspecte rapidement les oreilles. La balise a d’ailleurs sonné au passage de ma joyeuse compagnonne, sur quoi j’ai décidé de la fuir comme la peste à mon tour. Troisième surprise, les pencartesle trafic de stupéfiants est passible de la peine de mort’ et autres joyeusetés. Quatrième surprise, une bonne celle-ci, il fait agréablement doux, autour de 15°C.

Le hall est plein à craquer, comme d’habitude dés qu’il s’agit de faire la queue nous sommes dans celle qui n’avance guère et nous sommes donc les derniers à rejoindre la quarantaine de japonais dans le bus. L’aéroport est situé à une petite heure de bus du centre-ville. Une guide taiwanaise en pleine forme parlant parfaitement japonais en profite pour nous donner quelques conseils que nous n’écoutons qu’à moitié, et rackette la moitié des voyageurs avec un taux de change pour le moins bizarroïde.

L’hôtel, rudimentaire, est situé à l’ouest de la ville. Comme le coin semblait fort animé, à peine nos bagages déposés nous sommes partis à l’aventure. ‘A l’aventure’, c’est vite dit, puisque 50 mètres à peine de la sortie nous tombons nez-à-nez avec un Family Mart, une chaîne de combinis omniprésente au Japon. D’ailleurs, à notre grande surprise, on y trouve de nombreux produits de marque japonaise remaniés à la chinoise.

Nous marchons au hasard le long de longues arcades marchandes. Les avenues ne sont pas bien larges, fort bruyantes, et surtout, elles sont bondées de hordes de mobylettes. Il est dix heures passées mais il y a foule. Succession de petites échoppes dont le menu nous laisse perplexe. Il y a bien des idéogrammes connus dans le tas, mais …

Un peu plus loin nous tombons sur une arcade pleine de jeunes, de bruit, de magasins de fringues, de cd, et surtout et encore, d’échoppes diverses. Nous ne sommes ici que depuis quelques heures mais sommes pour le moins étonnés par l’énergie qui se dégage de cette ville. ‘Le Shinjuku taiwanais, dit ma joyeuse compagnonne, mais ils ont l’air plus énergiques que les japonais.’ Plutôt que dynamique, j’aurai plutôt tendance que tout cela est sacrément bordélique. Mais ça, c’est plutôt une excuse pour moi qui suis également bordélique au possible.

Quoiqu’il en soit, il se fait tard et il se fait faim. Dés le départ nous nous étions mis d’accord pour éviter à tout prix les restaurants pour privilégier les mêts typiquement taiwanais, en nous basant sur l’apparente popularité des diverses échoppes. A chaque échoppe dont nous nous approchons nous nous faisons héler en chinois ( forcément ) en anglais ( à la limite ) ou même en japonais ( ?! ). Ce qui n’empêche pas que nous ne comprenons pas grand chose au menu. Finalement, nous nous décidons pour quelque chose d’à peu près sûr, des nouilles chinoises.

Prix dérisoire, volume énorme et surtout, délicieux. De même pour cette échoppe qui proposait des choses pour le moins curieuses. Je pense qu’il s’agissait de poulet, le tout mélangé avec des épices et de la canelle, et de poisson sèché coupé en morceaux ? En tout cas c’était fort bon, c’est bien là l’essentiel.

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été moins le quart.

avril 15, 2007

L’avantage d’habiter sur une île, même lorsque celle-ci a la taille du Japon, c’est qu’où que l’on se trouve, la mer n’est jamais bien loin. Du coup, vu que nous habitons à 15 minutes de train de la mer, les départs en vacances à la mi-août dans le Sud en même temps que la moitié du Bénélux, la cohue sur l’autoroute, sur la plage et au buffet à volonté ne sont plus que des lointains souvenirs. Mieux, comme Shinmaiko se trouve sur le trajet qui me mène au travail, je ne paie pas le train.

On nous avait annoncé de la pluie, nous avons eu droit à un ciel bleu de toute beauté. Par contre, quel vent ! Les planchistes se sont apparemment régalés. Nous nous sommes régalés aussi, mais d’une toute autre manière, dans ce petit restaurant taïwanais sur lequel nous sommes tombés par hasard.

Ensuite, une promenade digestive sur la plage s’imposait. Il y avait peu de monde bien que nous soyons samedi, mais j’imagine le monde qu’il doit y avoir le week-end en plein été. Les pieds dans l’eau (fraîche), regarder avec amusement le comportement des couples pas encore tout à fait formés ( ‘étais-je moi aussi aussi maladroit ?’ ) et des jeunes parents, écrire quelques mots dans le sable, ramasser quelques coquillages, du sable et des algues et transformer une bouteille en plastique en aquarium, prendre quelques amusantes photos. Toutes ces petites choses qui font des moments inoubliables ..