Catégorie : sport

‘Alors qu’ici, a Yabuhara …’

DSCF6671

DSCF6667

DSCF6650

DSCF6645

DSCF6639

Avec tout ce que les environs comptent comme montagnes, nous avons l’embarras du choix pour aller aux sports d’hiver. La plupart des habitants de la région semblent privilégier les hautes montagnes de la préfecture de Gifu pour leur proximité, mais pour en profiter pleinement il faut partir au milieu de la nuit afin d’éviter les bouchons au nord de Nagoya et à l’entrée des montagnes. Bien qu’un peu plus éloignées, je préfère les stations de la préfecture de Nagano, dans les ‘Minami Alps’ (Alpes du Sud). La neige m’y semble de meilleure qualité et la clientèle un peu plus âgée, plus expérimentée et moins agressive.

Cette année il neige énormément, on a mesuré plus de 4 mètres de neige à Hakuba au nord de Nagano. Le week-end dernier nous sommes allés a Yabuhara Kogen. Comme il a neigé pendant la nuit, il y avait de le poudreuse un peu partout, ce fût un vrai régal malgré des températures très basses.

Publicités

‘It’s another day of sun’ (quand je ne cours pas … je pédale) @ Chita

DSCF6516

DSCF6518

DSCF6520

DSCF6521

DSCF6525

DSCF6527

DSCF6532

DSCF6535Nous voilà à moins de deux semaines de ma course. Après une petite période à vide vers la mi-septembre où je stagnais autour de 15km sans être capable de prendre de la vitesse, je me suis fait violence et suis parvenu à parcourir assez de distance pour maintenir un rythme satisfaisant sur 20km. Compte tenu du temps absolument dégueulasse que l’on a eu en octobre, ce n’est pas rien : Vague de froid, pratiquement dix jours de pluie consécutifs, deux typhons ! Si j’avais la même volonté pour effectuer mes tâches au travail …

J’ai couru ma plus longue distance (22km) il y a une dizaine de jours et suis depuis en période de récupération. Pour se changer les idées, mais surtout afin d’éviter de se sentir coupable de ne pas courir sans pour autant se ruiner la santé, avec mon collègue nous nous sommes faits une petite virée de 50 km à vélo dans la Presqu’île de Chita.

Il fait à nouveau très beau depuis quelques jours, quoique frais en matinée, la balade est très agréable. Une fois sortis de la ville et de ses agaçants feux de croisements tous les 100 mètres, nous sommes entourés de champs, longeons les voies de chemins de fer que nous prenons pour aller au travail pendant d’interminables lignes droites. La mer est partout. Pêche, planche à voile ou bronzage. A mi-parcours, au bord de la plage nous ne pouvons résister à l’envie de louer une balle et des gants de baseball pour faire du catch-ball, puis courons cinq petits kilomètres avant de repartir en selle.

Peu après mon retour à la maison ma joyeuse compagnonne rentre du travail, les enfants de l’école. J’ai pleinement profité de ma journée en solitaire. Epuisé, mais heureux.

Vu d’ici …

Depuis une semaine, les medias japonais ne parlaient que de cela. Il se trouve qu’alors que les japonais eux-meme n’y croyaient pas, leur equipe nationale de foot a trouve le moyen de mettre en echec les Lions Indomptables du Cameroon 1 a 0 lors du premier match de ligue de la poule E. Franchement, le match etait de mauvaise qualite ; beaucoup de desordre, de mauvaises passes. Le but de Honda ne fera qu’empirer les choses puisque les japonais se sont mis a a defendre en pleine zone. Durant les dernieres 20 minutes du match on se serait crus en finale, les japonais rejetant tout loin au hasard dans le camp camerounais le moindre ballon qui leur passait sous le nez. Ce manque flagrant de sang-froid m’avait semble en dire long sur l’Inefficacite de l’equipe, mais les japonais ne retiendront bien entendu de ce match que la victoire -victoire facile, titrera l’Asahi Shimbun.

Des le lendemain de cette petite finale, les medias japonais se sont pratiquement auto-consacres vainqueurs de la Coupe, passant ainsi d’un extreme a l’autre, tandis que de mon cote je faisais le chemin en sens inverse, predisant la victoire contre le Cameroon, mais aussi un cuisant massacre contre les Pays-Bas, prochains adversaires de poule des japonais.

J’ai ete assister au match au Toyota Stadium, ou le match etait retransmis en direct sur ecran geant. C’est pas les Champs-Elysees, mais c’est toujours mieux que chez soi devant la tele. Les japonais se sont bien defendus, on a eu droit a quelques belles actions, mais comme d’habitude contre ce genre d’equipes, le physique fait la difference. A la 53e, c’est le but hollandais, les japonais courent apres le ballon, les 3 frappes successives d’Okubo manquent de peche, mais ils n’abandonnent pas. Ce sont finalement de tres mauvais remplacements qui vont venir casser le ryhtme et l’entente entre les joueurs et rendre le match nul impossible.

Apres-demain, c’est Japon-Danemark, pour la seconde place qualificative. Avec le decalage horaire, le match passe a 3h30 le matin. Si je me fais reveiller autour de 5h20 par un boucan de tous les diables, ce sera donc bon signe.

‘j’peux pas, j’ai piscine !’

On me parle souvent de choc culturel. ( – Pas trop dûr ? – Ca va, on a le gaz et l’eau ! ) Même à la piscine, certaines choses m’échappent. Tout comme il est interdit d’utiliser les maillots de bain dans les bains (publics), il est aussi interdit d’utiliser son gel douche dans les douches. Comme du coup je sens le chlore à 10 mètres à la ronde, ma joyeuse compagnonne est au moins certaine que je ne vais pas au pachinko du coin au lieu d’aller à la piscine.

Nager, ça fatigue. Discuter chiffons avec ses copines dans la piscine tous les 25 mètres, ça fatigue tout autant. Toutes les 50 minutes, la pause s’impose afin d’eviter les accidents, nous dit-on. Tout le monde doit donc sortir de l’eau 10 minutes pour que l’eau se repose elle aussi. A la piscine olympique de Luxembourg ( D’Coque ) qui doit faire bien trois fois la taille de celle ou je vais maintenant je ne me souviens pas avoir vu plus de quatre maîtres-nageurs en service en meme temps. Et encore, ils étaient plus occupes a mater qu’autre chose ( la moyenne d’âge de l’endroit ou j’habite étant nettement plus élevée, le problème ne se pose pas trop ). Ici donc, tout comme il faut 5 personnes pour changer une ampoule, les maîtres nageurs sont au moins 7 ou 8. Tout laisse à penser qu’il doit bien y en avoir un dans le tas qui sache nager.

Mais le clou du spectacle, c’est sans aucun doute ‘radio taisou’. Le sujet est abordé de temps à autre à la télé lorsque l’on aborde le Japon. La scène montre souvent des japonais en uniforme, en rangs, faisant des exercices physiques avant de se mettre au boulot. Si c’est encore parfois vrai dans le cadre du travail – pas chez nous, heureusement, c’est surtout inévitable à la piscine. Après une pause bien meritée de 10 minutes, c’est parti pour 5 minutes d’échauffement physique sur fond musical. Au début, la chose m’énervait : Quel intérêt de faire une pause alors qu’on est chaud si c’est pour se farcir un échauffement par la suite ? Sur une heure passée à la piscine, ne nager que 45 minutes ? On m’a expliqué que jusqu’à il y a quelques années le droit d’entrée était limité à 2 heures maximum et qu’il s’agissait donc d’un véritable échauffement. Ca n’empêche pas que la pause deguisée en échauffement me coupe a chaque fois dans mon élan, mais soit.

Pour les courageux qui veulent s’éxercer devant leur écran, et ce qu’ils soient en costume, en short ou tout nus, voici la chose en video.

‘zu gudder Lescht, dach déi Bescht !’

Je vais me lever demain matin le teint pâle, les yeux injectés de sang, épuisé d’avoir cherché le sommeil sans ne jamais l’avoir trouvé. Irritable à souhait, sans appétit bien que le ventre creux, je vais engloutir mon petit-déjeuner en cinquième vitesse. C’est la gorge serrée, le ventre noué, dans un état second que je vais consulter la page sport du Wort.

Ce soir le Luxembourg joue contre la Lettonie dans le cadre des qualifications pour la Coupe du Monde de foot 2010. Alors que le Luxembourg affiche actuellement quatre miraculeux points au compteur en quatre matches, tout est permis ! Luxembourg, la Coupe du Monde est à deux doigts de tes pieds !

Le golf, c’est bonheur !

L’autre jour, j’ai été assister avec mon beau-père au 39è Coca-Cola Tokai Classic, un tournoi international de golf. Ma dernière expérience en rapport avec le golf remonte à un lointain stage d’une journée au Lac de la Madine il doit bien y avoir de cela une bonne quinzaine d’années, et mes seules connaissances récentes en la matière, je les dois à l’apparition des stars du golf japonais dans des spots publicitaires. Bref, nous nous y sommes rendus en touristes, en évitant les tongues, quand même.

Le golf, c’est agréable. Le parcours est situé quelque part en pleine montagne. Il fait beau. Les portables ne captent pas de réseau et ne sonnent donc pas de manière impromptue, ce qui en plus de ne pas déranger les joueurs, nous fait des vacances. Je n’y connais trop rien mais le parcours m’a semblé particulièrement difficile, l’oeuvre d’un paysagiste fou. Arbres plantés en plein milieu du parcours, qui est en montée, de surcroît. Etang à gauche, bunkers à droite. Mis à part l’une ou l’autre balle perdue dont l’une est quand même passée à trois mètres au dessus de moi, la plupart des joueurs ont franchi les obstacles avec une facilité pour le moins déconcertante ; Des professionnels, des vrais. Tendus, relax, un peu hautains, énervés, fashion victim, souriants ou pas.

Le hasard fait que juste au moment où nous sommes entrés sur le parcours, nous sommes tombés sur le parcours de Ishikawa Ryô, la star montante du golf mondial japonais. Bien que vêtu d’un pantalon sur-mesure orange fluo, nous ne l’aurions sans doute pas reconnu s’il n’avait pas été suivi par un discret troupeau d’au moins deux cents admirateurs. Effectivement jeune, effectivement éloquent. Mister sawayaka* en personne. Et puis doué aussi, un peu quand même.

Par compassion pour les autres participants, qui n’ont eux pour escorte qu’une sexagénaire qui trimballe leurs clubs tout au long du parcours, nous nous sommes installés loin de la foule, à l’ombre, pour applaudir chaque joli shot. Impressionné au début par le bruit provoqué par l’impact du club sur la balle et la vitesse que prend celle-ci lors de son envol, je finis par m’endormir lamentablement, en paix avec moi-même. Le golf, c’est bonheur’.