Archive for the ‘musique’ Category

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Le cd officiel de la paix dans le monde.

juillet 8, 2009

L’autre jour nous est parvenu un colis de la part d’une copine à Keiko. Celui-ci contenait divers cds pour enfants, dont un mystérieux cd intitulé ‘ho-ra, nakiyanda !’ ( ‘tiens, il s’est arrêté de pleurer !’ ), une série de 12 chansons compilées par des docteurs mélomanes, qui auraient le pouvoir de réussir à faire s’arrêter de pleurer tout enfant, mieux, de l’aider à s’endormir d’un profond sommeil.

Foutaises ! Je connais ces trucs-là, c’est du même acabit que les formules miracles pour maigrir, les produits pour enlever les taches sur votre tapis irrécupérable ou encore les réformes économiques du père Asô. Tout le monde en dit beaucoup de bien, mais personne n’en a encore jamais vu des résultats probants.

Ce que j’avais oublié, c’est que la copine en question a une fille de deux ans qui court le 100 mètres en 15 secondes, fait le poirier sur sa chaise au lieu de s’asseoir dessus et saute à pieds joints dans toute flaque d’eau qui passe sous son nez. Je m’en suis occupé une fois pendant une après-midi. Le lendemain j’avais des courbatures de partout.

3h de l’après-midi, il fait chaud et humide. Léo est en pleurs depuis près d’une demie-heure, tout son corps d’un joli rouge tomate. J’ai peur de voir débarquer la police appelé par quelque voisin inquiet de voir cet enfant pleurer autant. Je suis tout seul et j’ai déjà tout essayé – sauf la violence et l’allaitement. Tout, sauf le fameux cd. J’insère le peut-être futur Graal dans la chaîne sans trop y croire. Les premières mesures laissent entendre un battement de coeur régulier, soi-disant apaisant pour le bébé. Commence une version ultra-soft de ‘quand on prie la bonne étoile’ agrementée de sons de cloches et de douces nappes de synthés. Une minute s’écoule, Léo s’arrête de pleurer. Une minute plus tard il commence à s’assoupir. Après trois minutes, il dort paisiblement. Et moi aussi.

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Coup de pied au cul(te).

mai 12, 2009

Ecouter un nouvel album le matin avant d’aller au boulot, c’est un de mes petits plaisirs, l’une des choses parmi tant d’autres qui me permettent de me lever le matin. Comme je choisis mes écoutes parcimonieusement, si surprise il y a, elle est souvent bonne.

Ce matin, je suis tombé sur un très mauvais album, et je mâche mes mots. Classé meilleur album électro 2008 à droite à gauche, la double galette ambiant et dance semblait pourtant appétissante. Cinq-six titres et déjà, l’indigestion. Dance indansable, et electro pseudo minimale aux rythmiques inintéressantes. Les titres se suivent et se ressemblent, 26 titres interminables, un peu comme être invité à un buffet avec dinde farcie à volonté alors que l’on est végétarien.

Minilogue - Animals

Minilogue - Animals

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Live au Club Quattro, 21 mars, 1/2 : Défennesztrez Aoki !

avril 13, 2009

Ce qui est sûr, c’est que l’habit ne fait pas le fan d’électro. Nous sommes samedi soir mais j’ai l’impression que tout le monde sort du travail tant tout le monde est bien habillé, comme si les workaholics du tout-Nagoya s’étaient donnés rendez-vous pour une orgie auditive dont la direction se serait réservée le droit d’entrée. La direction en question a mal fait son boulot puisqu’elle a laissé Aoki Takamasa assurer la première partie du concert.

Le bonhomme ayant de par le passé collaboré avec Sakamoto Ryuichi, je m’attendais a un truc plutôt soft, mais de qualité. Une rapide recherche sur Youtube venait confirmer mes attentes. Le son m’a instantanément rappelé deux-trois morceaux de l’excellent Incest/Live de Sutekh. Chouette !

Ce que j’ai retenu de la première partie, c’est que chez Aoki tout est dans l’exagération ; les batteries sont trop claires et les basses vous retournent l’estomac 50 minutes durant. Abus abusif de distorsions ‘vocales’. Prenez un cri de tyrannosaure dans Jurassic Park, extrayez-en les aigus, ajoutez-y un petit effet métallique, amplifiez le tout et mettez en boucle sur le morceau qui joue. Le son en question m’a vrillé la cervelle 10 minutes durant par intervalles de 15 secondes et sur la fin je me suis même surpris à l’appréhender, un peu comme cette désagréable sensation lorsqu’on regarde un film à suspense au cinéma, que l’on sent que quelque chose de terrifiant va arriver, sans savoir quand ni quoi – ni pourquoi.

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Fennesz au Club Quattro le 21 mars.

mars 13, 2009

J’ai découvert Fennesz par hasard l’année dernière au rayon musique alternative du Tsutaya du coin, entre un formidable Mogwai et un glauque Godspeed You Black Emperor! – les joies de l’alphabet japonais. Il se trouve que le Monsieur se produit la semaine prochaine au Club Quattro.

J’ai tenté de rameuter quelques personnes, sans grand succès puisque incapable de répondre à cette banale question : ‘C’est quoi comme musique ?’.

Fennesz, c’est sombre, mais beau. Envahissant. Un son dont je peux comprendre que les japonais puissent l’apprécier. Le son de la ville, un bourdonnement permanent que je n’ai pas ressenti en Europe, même à Paris. Un son éloigné et proche à la fois – djinny m’aurait sans douté parlé d’effet Porcelain. Un son familier, rassurant pour les uns, angoissant pour les autres.

J’attends beaucoup de ce live, sans trop savoir à quoi m’attendre. Peut-on tenir un public éveillé pendant deux heures avec des chansons de dix minutes bourrées de nappes de synthés, de bruits de vagues et de basses saturées, sans l’endormir ?
Quelle sera sa réaction si au contraire on lui sert un set techno ken-ishii-esque ?

fennesz sur myspace avec quelques joyeusetés en écoute.

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2 x 4 = hit !

février 24, 2009

Birdy Nam Nam

Epuisé par le manque de créativité flagrant de la scène hip-hop française j’ai délaissé le genre après une bonne dizaine d’années d’écoute intensive. J’ignore si c’est pour les mêmes raisons que Crazy B et ses potes ont décidé de maltraiter encore davantage leurs MKII pour se lancer dans l’aventure Birdy Nam Nam, mais quoiqu’il en soit, ils ont bien fait et mes oreilles les en remercient.

Dix autres années sont passées et l’autre jour, un fabuleux hasard randomien m’a fait tomber sur le premier album d’Alliance Ethnik. Si l’on ne peut pas dire que le texte se soit bonifié avec le temps, il faut accorder à cet album une chose ; Il n’est pas prise de tête. Le ton est à la fête, et je me souviens qu’à l’époque tout le monde connaissait le texte par coeur – même si personne ne voulait jamais vraiment l’admettre – et le déballait dés que résonnaient les premiers ‘hun ! yeah yeah ! phunky’ de ‘simple et phunky‘.

Manual for successful rioting, c’est aussi la fête. Les bras se lèvent spontanément, mais pas de texte à se mettre sous la dent. On pourra hurler, sauter en l’air, ou balancer son poing au travers de la figure de ceux qui croisent notre chemin, pour compenser. Idéal pour se réchauffer les longues soirées d’hiver, un peu moins pour se faire de nouveaux amis. Agressif, mais jubilatoire.

( Quelques titres disponibles sur le site My Space du groupe )

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Complètement à l’est ! (1)

octobre 17, 2008

Musicalement parlant du moins. Rectifions ! La majorité des artistes du top 50 des charts de la radio luxembourgeoise eldoradio ( LA référence en matière musicale ! ) me sont connus. Sur quoi l’on me rétorquera qu’il n’y a là rien de bien sorcier puisque qu’il s’agit plus ou moins toujours des mêmes. Si l’on jette un oeil au titres par contre, hormis la chanson ‘viva la vida’, qui me vaut par ailleurs la moitié du trafic sur mon blog depuis deux mois, rien ! Du coup, j’en viens à me poser quelques questions simples : A quoi est-ce dû ? Est-ce grave ? Est-ce irrémédiable ?

A quoi est-ce dû ? L’Oricon, classement des meilleurs ventes au Japon est squatté à 90% par des oeuvres japonaises. Bien que de nombreuses chansons occidentales y soient diffusées, je n’écoute pratiquement pas la radio puisque chaque titre est coupé en son milieu par cinq minutes de pubs. Pas le câble et donc accès ni à Spaceshower, WOWOW et autres MTv Japan. Niveau magazines, entre Rockin’on Japan qui fait un numéro sur deux avec une interview à chaque fois inédite de 20 pages sur soit Radiohead, soit Oasis, soit Coldplay, et tout le reste qui ne traite que de musique japonaise, il ne me reste guère plus qu’internet pour me tenir au courant.

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps je consultais régulièrement le site des inrocks, mais sa crédibilité en a pris un coup depuis qu’il adule la détestable nu-rave et accordé d’excellentes chroniques à des albums que je n’ai pas appréciés du tout. N’ayant pas le courage d’éplucher les milliers de webzines consacrés à la musique, j’ai quelque peu abandonné l’idée de me tenir au courant de ce qui fait de soi-disant mieux pour me fier, comme au bon vieux temps, à mon instinct, au hasard, à last.fm et aux CDs de la Chronique automatique, un blog dont la sélection est d’excellente qualité. Le tout m’amène quelque peu en dehors des sentiers battus, bien loin des Peter Wolf, Kate Perry, Amy McDonald et autres Donots qui semblent populaires au pays.

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Youwarp, Eyelook.

août 25, 2008

On ne trouve pas que des bêtises sur Youtube. La preuve, on y trouve par exemple la page officielle du label warp records, qui propose une tripotée de clips, parfois inédits.

‘Our artists create groundbreaking and uncompromising music, short videos and cinema; Aphex Twin, Chris Cunningham, Boards of Canada, Squarepusher, Grizzly Bear, Shane Meadows, Jamie Lidell… to name but a few.’

Chouette !