Pourquoi j’écris … (4) – copy/paste

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Depuis que je suis enfin parvenu à maintenir un rythme de croisière sur le blog, la rédaction de mes carnets a été mise un peu à part, je ne parviens toujours pas à concilier les deux de manière satisfaisante. Parfois j’y colle, en en arrangeant un peu l’ordre, le texte et les photos sans y ajouter quoique ce soit. Ou encore j’en prends uniquement les photos et rédige un texte différent de celui du le billet.

J’ai hier pour la première fois recopié à la main le texte du dernier billet sur une page à part afin de donner davantage un aspect fait-main à ce carnet no16. Je trouvais l’idée intéressante puisqu’il y a quelques années le processus se faisait dans le sens inverse.  Comme j’écris avec une certaine lenteur la manoeuvre m’a demandé une petite demie-heure, mais ce fut plus agréable que je ne le pensais, bien que j’aurai préféré l’écrire à l’encre bleue avec un stylo à plume, mais le papier que j’utilise actuellement (le 026. Dot Grid Refill) est un brin trop fin pour cela. L’encre bleue a un côté apaisant, elle me semble la couleur plus appropriée à une relecture ultérieure à tête reposée. Ici, la calligraphie à l’encre de Chine est un art. Par curiosité j’ai une fois eu la bonne idée de rédiger un rapport de séminaire auquel j’avais participé dans le cadre du travail au stylo à plume, et à l’encre bleue de surcroit, on m’a bien fait comprendre que c’était à l’encontre du bon sens.

Une fois ce billet publié, me faut-il à nouveau coller dans le carnet les deux dernières photos et y recopier ce texte pour boucler la boucle ? Vais-je par la suite continuer à recopier mes billets dans le carnet, ou bien me contenter de les y coller ? J’ai trop peur de perdre tout mes billets publiés sur internet pour ne pas en garder une version papier. Si l’on m’a plusieurs fois proposé de les relier dans un beau livre à la couverture cartonnée, j’ai toujours trouvé cela prétentieux et ne me sens pas le courage de dire à quelqu’un en visite à la maison d’y jeter un oeil une fois celui-ci terminé. Alors que le confinement -tout relatif en ce qui me concerne- semble toucher à sa fin, imprimer puis mettre en page près de 500 articles m’aurait occupé quelques temps. Avant cela il me faut d’abord finir de corriger mes vieux billets !

‘Les coïncidences n’existent pas, chaque seconde, je vois des signes partout’

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Les aéroports du pays sont vides, et Nagoya ne fait pas exception. Les vols internationaux restants se comptent sur les doigts d’une main et seule la moitié des vols intérieurs sont assurés. Tandis que les compagnies aériennes commencent à licencier leurs employés et que le constructeur aéronautique américain Boeing n’est pas loin de faire faillite, je commence sérieusement à prendre peur. Toutes les infrastructures en rapport avec le tourisme sont à genoux, mais que faire ?

En utilisant les sites d’archivage de sites internet que sont oldweb.today et Wayback Machine je suis parvenu à visionner en partie mon vieux site web de.zéro. J’ai jubilé à la vue de la page d’accueil et de la photo de clavier dont je parlais dans le post précédent. Je travaillais beaucoup sur fond noir et utilisais de manière un peu abusive les iframes et les mouse.on/mouse.off qui font apparaître et disparaître des images au passage de souris sur un texte donné. Il fallait trouver un compromis entre la qualité des images et la taille des fichiers .png puisqu’à l’époque on utilisait encore des modems 56k ( au son si particulier ) et qu’un chargement de page trop long repoussait les visiteurs.

Vu la médiocre qualité graphique de ce blog cela semblera incroyable, mais fin 2001 j’hésitais entre devenir web-designer et partir au Japon. J’avais un site depuis une année ou deux et m’étais décidé de faire le grand saut en m’achetant un nom de domaine. Le de.zéro qui donne son nom au site signifiait ‘repartir de zéro‘, le début d’une nouvelle vie, le site devant faire office de portfolio pour mes futurs employeurs. d&o était une abréviation stylisée pour ‘désordre électronique organisé. J’avais à l’époque un penchant pour les paradoxes, mon apparent manque total d’organisation était soi-disant volontaire. Tout un concept ! Avec le recul, je crois que j’ai bien fait de choisir le Japon. Attendez ! En écrivant ces lignes me vient une question qui me perturbe : Pourquoi n’ai-je pas à l’époque pensé à devenir web-designer au Japon ?

Le site Archivarix m’a permis de télécharger une partie archivée du site et d’y naviguer comme s’il existait en ligne. Malheureusement, la majeure partie des images sont manquantes et tout l’aspect graphique du site et les galleries photos n’apparaissent pas. Yslaire, overage4design, Hillman Curtis, Koblenz, Claire Forlani et Van Tomiko (!?) … les mots-clés cachés dans les pages html me remémorent certaines choses. J’ai surtout eu la bonne surprise de voir réapparaître le contenu de ce blog sous sa forme d’origine. J’avais complètement oublié qu’il était au départ incrémenté dans une fenêtre au sein de la page là où la plupart des bloggers utilisaient une page pleine à part. Malheureusement, l’article le plus ancien a exactement la même date que mon premier post sur ce blog. Le fait que j’y parle d’une ‘solution à mon problème de nouveau design du weblog‘ confirme le fait qu’il existe bel et bien une version antérieure, après laquelle je cours après depuis quelques années. Parmi de nombreuses découvertes, j’ai également retrouvé sur une page ‘qui suis-je ?’ mon ancien numéro de messagerie ICQ 5570569. 0569 ! Le préfixe téléphonique de Tokoname, où je travaille. ‘Les coïncidences n’existent pas, chaque seconde, je vois des signes partout.’

‘It’s my way, or the high-way’ (2020)

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Il me semblait bien avoir déjà posté au sujet de ces voies d’autoroutes sur ce blog. C’était il y a de cela presque dix ans déjà. Si une partie des photos de l’époque sont inévitablement identiques à celles prises dans cette série, je suis tout de même rassuré de constater qu’il y a un brin d’amélioration dans mes prises de vues. Il y a beaucoup trop de cafouillage et de désordre pour prétendre ne serait-ce qu’approcher des photos de Levers qui sont bien plus minimalistes (dans The Modern World 7, pas exemple), mais l’exercice aura été très intéressant, il est bien possible que je le réitère de temps à autre.

Cette seconde série commence en vérité là où j’étais supposé la débuter. J’avais en effet prévu de sortir mon appareil aux abords de Nagoya Minami Junction, mais me suis en cours de route senti comme interpellé par quelque chose. Dans le billet précédent j’ai longuement hésité entre la version en noir et blanc postée et une version en couleurs de ces même photos. En leur donnant un ton froid le rendu était pourtant satisfaisant, mais quelque chose m’a poussé à poster, pour la première fois d’ailleurs, en noir et blanc.

mail & SNS

J’ai fini par ajouter une section ‘mail & SNS’ à la colonne de droite. Je me suis vaguement inscrit sur Instagram il y a un an, principalement afin de me tenir au courant des sorties de mes artistes, mais aussi rêvasser grâce aux superbes photos des traileurs de renommée internationale. Je me suis retrouvé à suivre quelques fans d’aviation, et me suis dit que tant qu’à faire j’allais m’y mettre moi aussi. Cette passion devient de plus en plus envahissante ! Contrairement au blog, cela me permettra d’y mettre en ligne des photos de manière plus ‘aléatoire’, sans avoir à chercher à raconter quelque chose. C’est sans doute là son intérêt principal. 

Au même titre que Last.fm, Bandcamp est devenu pour moi une inépuisable source de découvertes musicales. Là où Last.fm permet une lecture aléatoire des morceaux d’artistes divers, Bandcamp offre une lecture des albums dans leur intégralité. J’utilise donc Last.fm pour découvrir des artistes qui m’étaient inconnus, puis Bandcamp pour m’en imprégner plus en profondeur. Je pensais mettre un lien vers mon compte Last.fm, mais WordPress n’est pas compatible. Pour l’instant, je ne sais moi-même pas tout à fait où je veux en venir en mettant un lien sur ma page Bandcamp. En comparaison, Last.fm, que j’utilise maintenant depuis presque 15 ans, me semble tellement plus chargé d’histoire et représentatif de ce que je suis.

Au tout début de Blogger, alors que je vivais encore au Luxembourg, je lisais quotidiennement le blog d’un gars qui faisait des footings en banlieue de Chicago en pleine nuit et écoutant de la musique proche de mes goûts musicaux du moment. Un jour, sans doute intrigué de voir régulièrement mon pays apparaitre dans les statistiques de son site, il en avait fait mention dans un de ses articles. J’avais sauté sur l’occasion pour lui écrire, et nous avons ainsi fait plus ample connaissance et eu quelques conversations très enrichissantes avant de malheureusement perdre soudainement contact. A en croire mes statistiques, je semble avoir un ou plusieurs lecteurs fidèles aux Etats-Unis. Cela m’amuserait beaucoup qu’il soit l’un de ceux-ci. D’où le lien pour me contacter par mail, que je mets dans l’espoir que les personnes qui n’osent pas m’écrire par commentaire trouvent le courage de me contacter par ce biais. En vérité, cela me ferait infiniment plaisir.

‘Tout ce qui a deux ailes me fait planer’ (12) @ NGO

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Si un beau ciel bleu uniforme est agréable pour être dehors à prendre des photos, les photos sont d’un ennui total. J’en finis par aimer le vent, les gros nuages menaçants et les brèves éclaircies qui donnent de la dynamique aux photos. J’ai aussi longtemps été persuadé qu’il suffisait de tout prendre en gros plan, mais ai fini par prendre du recul, jouer avec le paysage, les montagnes, la mer, les bateaux. Je ne m’en lasse pas …

Cela faisait un moment que je n’avais pas passé une année complète en publiant au moins un article par mois sur ce blog. Depuis 2007 (!) et ses 38 posts, 2019 fut l’année la plus prolifique avec 36 posts au compteur. Le nombre de visites quant à lui n’a jamais été aussi élevé depuis 2011, mais n’en atteint malheureusement même pas la moitié. Des chiffres dignes de ceux que l’âge d’or du blog – et des blogs en général, entre 2007 et 2011, avant que tout le monde, moi y compris, se rue sur les Facebook, Twitter au autres réseaux sociaux semblent encore inaccessibles pour quelques temps.

Cette créativité, toute relative j’en conviens, je la dois au fait d’avoir changé l’année dernière deux choses dans mon approche. D’une part, je me suis mis à écrire plusieurs articles en même temps, ce qui me permet de passer à autre chose quand je bute sur des posts dont je ne trouve pas le fil conducteur. Et surtout, j’y publie ce qui me plaît, dans le désordre le plus complet, et autant que je veux. Quitte à ce que les photos d’aviation y prennent de plus en plus de place.

430 and counting …

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Je suis en train de repasser en revue uns à uns la première centaine d’articles du blog. En effet, lors de la migration définitive vers WordPress il y a une dizaine d’années, certains caractères ont été remplacés par des ronds ou des points d’interrogations, rendant les billets illisibles. Ces vieux articles datant de 2002 où je raconte ma vie quotidienne n’ont aucun intérêt pour mes visiteurs, mais j’aime y jeter un oeil de temps à autre. Je ne peux m’empêcher de sourire bêtement en me relisant, alors confronté à mes ‘gros’ problèmes et incertitudes. Et que dire de cette écriture erratique ? Faut-il corriger les fautes, effacer les ‘arf’, ‘argh’ et autres ‘nan’ ?

Je ne me souviens pas en avoir parlé auparavant, mais j’ai commencé à bloguer sur blogger.com début 2002, alors que j’étais à Paris dans le cadre de mes études universitaires. N’ayant pas internet où je logeai, j’allais exprès au cybercafé à Saint-Michel. J’étais à l’époque modérateur sur un forum de musique sur Compuserve. Je tâtais du html et m’amusais sur Fireworks et Dreamweaver depuis un ou deux ans. J’avais mon nom de domaine et mis en place mon premier site, d&o (désordre électronique organisé), où je mettais en ligne des photos et chroniques d’albums dans un large répertoire allant de Fiona Apple à Kevin Yost. Hillman Curtis, pionnier du web design, était mon idole et j’avais été marqué par son slogan ‘God is in the details‘ ! La création d’un blog devait être dans la suite d’idées, la prochaine étape à suivre … 

Tout est si loin que je n’arrive pas à tout replacer dans l’ordre chronologique. Relire et retoucher ces vieux articles en profondeur me permet de me replonger dans le contexte. Je suis étonné d’avoir pu de par le passé écrire 36 articles en un mois, alors que maintenant même en une année entière je n’y parviens pas. Avec le temps les articles sont également devenus moins personnels, moins spontanés. Il me semble également avoir perdu les tous premiers billets. J’ai tenté de me connecter à mon compte Blogger, sans succès. Le site me propose de m’envoyer mon mot de passe sur une adresse Hotmail que je n’arrive pas à réactiver non plus. Si au moins je me souvenais du titre du blog. Il me plairait de retrouver ces premiers billets ainsi que mes vieilles pages web dans le disque dûr de quelque PC retrouvé dans le grenier …

‘Time for a change ! Not the thing in your pocket, real change !’

Un jour il faudra que je je songe sérieusement à m’occuper un peu de la présentation de ce blog. Tout d’abord je n’arrive pas à m’expliquer la présence de cette immonde photo de moi au bord de la mer à Irago (Aichi), mais qui aurait tout aussi bien pû être prise au bord de n’importe quelle mer du monde.

Les rubriques d’un autre temps nécessitent également une mise à jour : Depuis que nous sommes devenus trois puis quatres, plus moyen de s’offrir la moindre virée à deux. Je ne lis pratiquement plus de livres et ne fais du sport que de manière irréguliere … Avec l’impressionant nombre de photos prises pendant toutes ces années je pourrai faire un petit effort pour mettre à jour la gallerie flickr, mais cela implique que j’en effectue le classement !

Comme je prends beaucoup de plaisir à l’ecriture, le design est passé au second plan. Je me souviens de l’époque ou c’était l’inverse, ou je pouvais passer des nuits entières à travailler sur la création d’un site ou d’une gallerie photos. Cela me plaisait au point que je m’étais vaguement renseigné pour en faire mon métier, encouragé par deux-trois personnes qui connaissaient mon travail. Mais comme le marché était saturé j’ai fini au Japon (j’abrège).

J’ai aujourd’hui tout oublie du maniement de ces programmes compliqués. A bien y réfléchir, il me semble que le webdesign était surtout une excuse pour pouvoir rester des heures et des heures avec les écouteurs sur les oreilles à écouter en mode alléatoire des albums par dizaines.

Ce blog a plus de 10 ans, un petit lifting s’impose.