A un mois d’Ibigawa – Je cours toujours (ça t’intéresse ?) (2)

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Nous voici à moins d’un mois du marathon d’Ibigawa. Comme l’année dernière, le mois d’août a été catastrophique. Il fait déjà 30 degrés a 9 heures du matin et à peine moins en pleine nuit. L’été est la seule saison où je ne me plains pas du nombre trop important de conbinis et de distributeurs puisqu’une bouteille de 500ml ne suffit pas ne serait-ce que pour courir 10 malheureux kilomètres. Pour éviter d’avoir a m’arrêter tous les 5 km je me suis acheté un beau sac-à-dos bleu ciel de type trail de la marque Salomon‘Tu pars en excursion ?’ ‘Euh non, je vais juste courir un peu …’

Fin août. Je regarde les retransmissions des courses de l’UTMB sur internet. Si des dingues peuvent parcourir 101km (la CCC), 121 km (la TDS) voire 171 km (l’UTMB) en courant autour du Mont-Blanc sans sommeil, je peux bien me faire violence en me levant à 5 heures du matin et courir 15 km ! Motivé, je finis le mois de septembre en renouvelant mon record de distance parcourue en un mois en ayant même le courage d’alterner sorties longues de plus ou moins 20 kilomètres et sorties courtes à vitesse élevée.

En raison des hasards du calendrier et du dérèglement climatique dû au tristement célèbre typhon Hagibis, la première moitié du mois d’octobre est à nouveau compliquée à gérer. En principe je devais y accomplir une ou deux sorties avoisinant les 30 km puis progressivement diminuer les distances, mais le compteur est bloqué aux alentours des 25 km. Si cette année j’ai gagné en vitesse grâce aux entraînements du club d’athlétisme local au printemps dernier (J’y ai notamment appris que je peux courir vite !), je ne peux pas affirmer avec conviction pouvoir finir ce marathon sans difficultés.

Demain, je pense faire Otagawa-Tokoname le long de la mer, version longue de cette sortie faite en juin dernier. 28km. On annonce de la pluie, au moins je ne crèverai pas de chaud.

‘Touch & Go’ – ‘Tout ce qui a deux ailes me fait planer’ (9) @ NGO

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Centrair est un aéroport propice aux entraînements au pilotage. Comme celui-ci est situé en plein milieu de la baie d’Ise, les pilotes peuvent effectuer à répétition décollages, atterrissages à leur guise sans trop agacer les habitants des environs.

J’aime beaucoup assister à ces entraînements à partir du deck d’observation. Non seulement parce que l’appareil utilisé, généralement un 777-200 de All Nippon Airways (ANA), est devenu une denrée rare, mais surtout parce que les manoeuvres pour le moins inhabituelles engendrent chez ceux qui en sont le témoin des émotions diverses.

L’entraînement en question est principalement constitué de phases dites ‘Touch & Go’ : L’avion atterrit, ralentit, puis en moitié de la piste reprend de la vitesse et décolle à nouveau. Il effectue ensuite une longue boucle à basse altitude au dessus de la mer, l’exercice est répété quatre ou cinq fois. ‘Qu’est-ce qui lui arrive ?’ ‘Il a un problème ?’ et autres ‘Le pilote a oublié quelque chose à l’aéroport de départ ?’ … J’ai beau avoir assisté à la scène une centaine de fois, je ne me lasse pas d’écouter les réactions des personnes alentours. Il nous est même arrivé d’avoir un appel au standard téléphonique d’un spectateur affolé : ‘Depuis tout à l’heure, un avion n’arrête pas de tourner en rond sans parvenir à atterrir ! Il a besoin d’aide !’

Au bout de quelques passages il y a toujours un type, tout fier, pour rassurer tout le monde : ‘Ne vous inquiétez pas, c’est juste un entraînement !’ La conversation se poursuit. Le passionné est heureux de partager sa passion, le visiteur peut poser autant de questions qu’il le souhaite.

Une jeune femme, caméra à la main, filme depuis trente minutes le même avion avec une curieuse insistance. Lorsqu’on lui demande pourquoi, elle explique que c’est un membre de sa famille qui est au commandes et que c’est aujourd’hui son premier vol d’entraînement à bord de cet appareil. Un visiteur lui passe un récepteur, ce qui lui permet d’écouter les échanges radios entre les membres de la cabine et la tour de contrôle. Avoir le son donne l’impression d’être dans la cabine, la jeune femme est rapidement gagnée par l’émotion …

Quand on parle d’aviation, on oublie bien souvent qu’en fin de compte ce sont des hommes et des femmes qui fabriquent, font fonctionner et manoeuvrent ces gigantesques machines. Et les aéroports me font toujours autant rêver.

 

Terminal 2

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Le 20 septembre dernier ouvrait le Terminal 2 de l’aéroport international de Nagoya. Celui-ci est constitué de deux étages, ( arrivées au rez-de-chaussée, départs au premier ) 45.000 mètres carrés pouvant accueillir 4.5 millions de passagers par an. Désormais les vols domestiques et internationaux des 5 compagnies low-cost AirAsia Japan, Jetstar Japan, Air Busan, Jeju Air et T’way seront desservis ici.

Je suis toujours sidéré par la rapidité avec laquelle les bâtiments sont construits au Japon. Les travaux n’ont débuté qu’au mois de mai 2018 et il y a deux mois encore tout le monde se demandait s’il allait ouvrir à temps. Afin de diminuer au maximum les coûts le terminal a l’apparence d’un hangar allongé, les tuyaux d’aération et autres tubes en tout genres ne sont même pas cachés mais je ne doute pas qu’en terme d’efficacité nous n’ayons pas a rougir devant nos prédécesseurs que sont le Terminal 3 de l’Aéroport de Tokyo (Narita – NRT) ou l’extension du Terminal 2 de l’Aéroport International de Kansai (Osaka – KIX), également destinés aux compagnies low-cost.

Pour pouvoir faire la comparaison il me faudrait effectuer les vols entre ces différents aéroports. Il me plairait d’ailleurs de faire la tournée des 98 aéroports que compte le Japon. Comme je ne suis pas certain que Keiko approuve ces dépenses, je pourrai toujours dire qu’il s’agit d’importantes recherches en rapport avec mon travail. Ou alors attendre la retraite pour parcourir le pays à deux – dans un avion piloté par Léo ou Louis, qui sait ?

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Le studio photo ANTI.LAB propose ici des portraits pour certains assez intéressants de Reina Nagata pris dans le nouveau terminal. Il m’arrive souvent en conduisant d’écouter l’émission qu’elle anime sur Zip-fm, l’une des principales radios locales. J’écoute beaucoup plus la radio que je ne regarde la télé. Il m’arrive fréquemment d’apprécier une voix, comme celle de l’actrice Riho Yoshioka dernièrement, alors que les films ou dorama dans lesquels elle apparait n’ont pour moi aucun intérêt. Quoiqu’il en soit, cela fait toujours bizarre de mettre une tête sur une voix. Si j’aime beaucoup parler, j’ai horreur de la mienne. Passer des annonces à l’aéroport a longtemps m’a longtemps été pénible.