Archive for novembre 2010

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Méfiez vous des brunes !

novembre 26, 2010

Léo est amoureux ! La simple évocation du nom de sa douce le met dans tous ses états. Il sursaute, comme s’il se sentait coupable d’avoir oublié ne serait-ce qu’un instant son éxistence. Les yeux presque en larmes il part alors à sa recherche, fouille en scandant son nom le moindre recoin de cette trop grande maison. ‘Jackiiiiiie’ !

Les retrouvailles sont des plus émouvantes. Léo prend Jackie dans ses bras et la fait tourner dans les airs plusieurs fois. Il la sert très fort en répétant son nom encore et encore. Le soir venu, dormir sans Jackie à ses côté lui semble inconcevable. Il faut les voir, dormir enlacés, pour comprendre que ces deux là s’aiment.

Nous, on est un peu jaloux et inquiets. Tout ce vacarme, ce tapage alors que je suis quasiment ignoré quand je pars au travail ? Léo ne va-t-il pas d’ici quelques temps nous dire, déterminé, que ça y est, c’est décidé, il nous quitte pour emménager avec elle ? Nous voir arraché notre fils chéri par une nounours en pyjama …

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‘It’s my way, or the high-way’

novembre 19, 2010

Il y a quelque chose d’iréel dans la manière dont les différentes voies d’autoroutes se séparent, se croisent, se rejoignent cinq ou dix mètres au-dessus de nos têtes. Sous cet angle, voitures et camions sont invisibles. Sans le bruit infernal du trafic matinal le tout pourrait sembler inutilisé, déserté.

Minami Nagoya Junction, un beau matin d’hiver.

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Gai-shutsu-chu – De sortie.

novembre 11, 2010

Je parle dans mon post precedent d’excursion, mais il faut savoir que nous n’avons pas de voiture. Pour le moment nous n’en avons pas besoin puisque l’on trouve a ‘relative proximite’ tout ce dont nous avons besoin. En fait, nous beneficions deux-trois fois par mois des services de deux boites de rent-a-car locales. Comme je suis incapable de prevoir quoique ce soit plus de deux jours a l’avance il arrive souvent qu’on appelle le matin meme. Comme une voiture est disponible neuf fois sur dix je me demande si nous ne sommes pas leurs seuls clients. On part souvent sur un coup de tete, le programme de papy s’en trouve frequemment bouleverse – mais il ne l’avouera jamais.

La location nous donne l’occasion d’essayer plein de modeles, et en un peu moins d’un an nous avons eu droit a un peu de tout. De la voiture en carton avec un moteur de tondeuse integre ( la Nissan March, Micra en Europe ), l’incontournable Toyota Corolla ou encore le mini-van Voxy. Conduire au Japon est globalement agreable et facile … a condition d’avoir un bon GPS, et beaucoup de patience.

J’insiste ! Non pas un GPS, mais un bon GPS. Up-to-date, avec des cartes recentes, parce que la route dont je parlais l’annee derniere ici est terminee entre temps et que tout change tres rapidement. De la patience, il en faut puisqu’il est en theorie IMPOSSIBLE d’effectuer plus de 90 km en une heure. Les limitations de vitesse me semblent ridicules : 40/50km/h en ville, 80km/h sur les autoroutes, parfois a trois voies. 100km/h sur certaines zones ! Il faut le voir le Jacky nippon, concentre, au volant de sa BM noire, vitres tintees, qui pique une pointe a 105 ! Loin de moi l’idee de faire l’apologie de la vitesse. Cependant, avec des limitations pareilles en Europe, faire Luxembourg – Cap Esterel en voiture -quelle qu’elle soit, du coup- prendrait plus de temps que de faire Luxembourg – Nagoya en avion. On va donc preferer le train …

Il faut egalement de la patience parce que les japonais ne connaissent pas le rond-point. Cela nous donne des croisements un peu partout, dont la longueur du feu rouge semble dependre directement du fait que vous soyez presse ou pas – comme partout. Mais surtout, cela donne libre cours a la creation de carrefours qui sont parfois d’une telle complexite qu’il m’est deja arrive une ou deux fois de bruler le feu rouge en etant persuade qu’il etait dans mon droit de passer. Plutot que de la patience, c’est une bonne assurance-vie qu’il faut.

Je me plains, mais ces excursions sont exquises. Le mois dernier est passe a une vitesse folle car nous voulions en profiter pour nous balader le plus possible avant que le temps se gate et qu’il commence a faire froid et grand bien nous a pris : Le temps s’est degrade d’un coup, impossible d’aller ou que ce soit puisqu’il en est toujours un pour tomber malade.

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No music, no life ( 1999-2000 )

novembre 1, 2010

Quelque part en 1999, en pleine cure de désintoxication. Cinq ans de boîte cinquante et une semaines sur cinquante-deux par an, ça laisse des marques. Trop de XS Club. Trop de Didj’. Overdose de house, surtout de vocal house. Se refugier de temps à autre dans l’arrière-salle de l’Elevator, pour un son plus brut, plus agressif, avec Maxwell George comme gourou. Passage à ‘des petites choses tranquilles’, Kruder & Dorfmeister, Waldeck et autres Kevin Yost. Periode de doute. Je me cherche. J’en viens à écouter chaque soir Ambiant Europe 2. J’avoue, j’ai même acheté la première édition de la compilation de l’hôtel Costes. Terrible, je vous dit.

2000. Alors qu’on annonçait la fin du monde, c’est un nouvel univers qui s’ouvre à moi. Alors que je déambule parmi les rayons de la FNAC de Metz, mes yeux sont attirés au rayon electro par la jaquette de remix tomorrow goodbye, d’un dénomme groupe (?) Auch, représentant un champ de riz perdu dans la brume au pied des montagnes. Du calme, exactement ce qu’il me fallait. Une recherche sur internet concernant Auch me mène sur le label ‘mille plateaux’. Quelques clicks plus tard, me voilà en train de découvrir ‘periods.make.sense’ de sutekh et ‘prototypes’ d’alva noto. Il m’aura fallu bon nombre d’écoutes pour ne serait-ce que commencer à cerner quelque chose à cet album. Assemblage de sons produits par ordinateur ( cliquetis, nappes synthétiques, saturations ) à ceux de la vie de tous les jours ( musique d’ascenseurs, bruits de pas, bruit de la pluie qui tombe ). Minimaliste et concret. Indansable car arythmique. Des blancs de cinq secondes par-ci par-là, on croit la chanson finie, puis en fait non. Tant mieux ? Tant pis ?

On m’a un nombre incalculable de fois fait le reproche que la musique électronique n’était que du bruit. C’est la première fois que je me suis dit qu’ils n’avaient peut-être pas tout à fait tort. Je ne sais pas si c’est à cause de ces deux albums, mais je n’ai absolument aucun souvenir de ce que j’ai bien pu écouter pendant toute l’année, comme s’il avait fallu une année entière pour m’en remettre.