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on se sent moins seul au pluriel

décembre 7, 2007

Je m’imagine aujourd’hui tout seul ici. Ou plutôt, j’essayais de savoir ce qu’il serait advenu de moi avec le même travail si j’avais été seul. Serais-je devenu moi aussi un ‘hataraki man’, ou en bon français, un workaholic ? Ou, incapable de me lever en plein milieu de la nuit par un froid de canard, aurais-je déjà jeté l’éponge et changé de travail ? Peut-être serais-je peut-être même déjà rentré au pays ?

D’une part, je pense que je me serai investi encore davantage dans mon travail. Pourquoi rentrer alors que personne ne m’attend et que je suis payé pour ne rien faire ? Celui qui veut travailler trouvera des milliards de choses à faire, notamment tout un tas de statistiques sur tout et n’importe quoi. Ces calculs ne sont pas de la plus haute importance, au début je m’en servais surtout pour meubler les périodes creuses pendant lesquelles les clients se font rares. Puis en fait de compte, comme quinze ans plus tôt lorsque je calculais par exemple le temps de trajet moyen en bus de la maison jusqu’à l’école ( 22 minutes et quelques ) ou la moyenne de mes notes sur l’intégralité de ma scolarité ( 7.36/10 ), j’ai repris goût à ce genre de bêtises et me retrouve parfois presque à regretter de devoir rentrer chez moi. Et puis d’un autre côté il y a ces journées où tout me gonfle, où je n’ai qu’une envie, c’est de rentrer à 16h00 piles, et d’ailleurs, dans ces cas-là c’est ce que je fais.

Si j’avais été seul, j’aurais probablement déjà abandonné ce travail, j’en suis pratiquement certain. J’aurais été serveur ou caisser tout près de chez moi, et tel que je me connais, j’aurais probablement déjà acheté toutes les consoles de jeu sur le marché et claqué l’autre moitié de mon salaire en cds et en repas à droite à gauche parce que j’aurais trop eu la flemme de me faire à manger. Au bout d’un an, j’aurais craqué, serais rentré au pays, trouvé un emploi bien payé mais sans aucun rapport avec le japonais. La boucle serait bouclée, retour à la case départ, décembre 2001.

Bref, merci !

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4 commentaires

  1. Je comprends tout à fait. Moi aussi j’aurais beaucoup de mal à continuer à habiter tout seul au Japon. Il y a le fait que j’aurais déjà du mal à comprendre ce que je fous ici ; plus les dix milliards de détails pratiques de la vie quotidienne. Etre à deux, c’est quand même bien utile ne serait-ce que pour savoir quoi faire de sa vie.

    Par ailleurs je trouve cette statistique de 7,36/10 tout à fait fascinante, et je regrette de ne pas l’avoir fait moi-même.


  2. A l’époque, le principal objectif de cette statistique était surtout de tout faire pour ne pas tomber en dessous de la fatidique barre des 7/10 !!! On se motive comme on peut. Enfin, heureusement je n’ai pas pris en compte les notes à l’INALCO, sans quoi …


  3. Tes notes à l’Inalco étaient bonnes ho! Mais à ta décharge on va dire que les notes sur 20 ne peuvent pas rentrer dans tes statistiques vu que tu comptes sur 10! (ou comment noyer le poisson)


  4. Hey, mais c’est Patounet !

    On va dire que les notes à l’INALCO oscillaient quelque part entre 1 et 18.75 : )

    Tout cela ne va pas suffire pour noyer le poisson puisque de par le passé j’ai déjà eu droit à des systèmes de notations exceptionnels du genre 61/83 ou bien encore 17.125/25. Lorsqu’on demandait au prof de nous expliquer comment il tombait sur des chiffres pareils, la réponse était toujours pour le moins vague …



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