Archive for décembre 2006

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le mot du jour : 忘年会 – bônenkai

décembre 18, 2006

J’ai assisté aujourd’hui pour la première fois à un bônenkai. Il s’agit d’une fête de fin d’année où tout le monde se voit chaleureusement remercié de faire tant d’efforts pour notre fantastique entreprise. Au programme, discours que personne n’écoute, nourriture et boissons à l’oeil, et surtout, l’inévitable bingo et son lot de lots plus inutiles les uns que les autres. Enfin, paraît-il, il s’agit surtout d’une superbe occasion pour faire davantage connaissance avec ses collègues. Non seulement je me suis permis de ne pas venir en costume, mais j’avoue que personnellement, en bon beauf occidental, j’étais surtout là pour boire et manger comme un porc. En prime, j’ai réussi à décrocher un chouette lot, une cravatte Hugo Boss, la même boîte pour laquelle je travaille !

Je suis ingrat, en réalité j’ai passé une fort agréable soirée, que ce soit au boulot ou en dehors du boulot, collègues et supérieurs sont sympas et le repas était ma foi fort bon.

Si j’arrive à récupérer deux trois photos …

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le mot du jour : 挨拶 – aisatsu

décembre 13, 2006

Les salutations, au Japon, c’est fondamental. Toute journée de travail commence par des salutations. Elle se poursuit en salutations. Elle se finit en salutations également.

Devoir saluer le client, cela semble aller de soi. Rassembler l’équipe du matin ou de midi dans l’entrepot pour s’entraîner à saluer le client, cela l’est moins, mais on s’y fait. Après tout, on est un aéroport qui vise le titre ‘CS ( Customer Service ) Number One’, ou on ne l’est pas.

Ce qui est beaucoup plus amusant, c’est les salutations entre collègues. Je dis entre collègues, mais la plupart du temps, je salue des personnes que je ne connais même pas. Le principe est simple : Dans l’aéroport, qu’il s’agisse d’une zone réservée ou non, saluez tout ce qui porte un uniforme ! Du coup, tout y passe ; ( vrais ) collègues de travail, policiers, douaniers, mécaniciens, managers, videurs de poubelles, pilotes, hôtesses de l’air et j’en passe. Parfois j’en viens à me demander si dans cet aéroport il n’y a pas plus de travailleurs que de passagers.

Mais qu’ai-je donc de si passionnant à leur dire, à tout ces gens ? Principalement deux choses : 1. o-hayô-gozaimasu, qui signifie littéralement ‘Vous êtes bien matinal !’. Une sorte de ‘Bonjour !’, qui ne peut à priori être utilisé que lorsque vous voyez une personne pour la première fois de la journée. Cependant, passé une certaine heure (11:59 ?), vous ne pouvez utiliser cette formule que pour des personnes que vous connaissez, sans quoi vous donnez l’impression de tout juste sortir du lit.

2. o-tsukaresama-desu, que l’on pourrait à peu près traduire par ‘merci de vous donner autant de peine’. Curieuse formule que voilà puisqu’elle permet à la fois de saluer quelqu’un qui est effectivement en train de travailler, comme votre collègue dans son rayon par exemple, ou devant son ordinateur, mais également le pilote que vous croisez dans le couloir ( travaille-t-il ? ), ou mieux, votre collègue qui est en train de se goinfrer au restaurant. Je ne me suis jamais amusé à compter le nombre de fois que j’utilise cette formule par jour, mais je suis certain qu’on doit bien atteindre la soixantaine.

3.o-saki-ni ( shitsurei shimasu ). ‘(Je me permets de ) partir avant vous’. Tout est dans le titre. Ma journée de travail s’achève, ne reste plus qu’à saluer encore la quinzaine de personnes que terminent en même temps que moi (cf.2), me changer et rentrer chez moi.

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Shiina Ringo X Tôkyo Jihen.

décembre 7, 2006

Shiina Ringo, c’est trois albums solos ; les deux premiers axés rock, une pause de deux ans, puis un album cultissime à des années lumières des deux précédents. Tôkyô Jihen, c’est le nom du groupe au sein duquel évolue Shiina Ringo actuellement. Le son reste rock et très innovant, néanmoins, le groupe accorde plus d’importance aux performances en public. C’est très sympa … à condition de pouvoir assister aux concerts.

Quoiqu’il en soit, en septembre dernier j’écrivais sur quelque forum : ‘[…] Le troisième album [de Tôkyo Jihen] sera donc à mon avis décisif. S’il ne propose rien de radicalement différent par rapport aux deux premiers, je risque de saturer. Je souhaite donc que le troisième album soit réfléchi, suis prêt à patienter deux longues années si c’est pour qu’à la fin on me propose un album qui me surprenne autant que l’a fait le troisième album de Shiina Ringo, KSK, en son temps.’

Comme c’est souvent le cas avec Shiina Ringo, me voilà pris à contre-pied puisqu’est annoncée sur le site officiel de Shiina Ringo ( et non de Tôkyô Jihen ) la sortie d’un single le 17 janvier prochain, puis d’un album le 21 février. Bref, là où tout le monde attendait un album en tant que groupe, il s’agira d’un album solo. Me voilà donc rassuré.

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décembre 3, 2006

La part tenue par les informations internationales pendant le journal télévisé est ridicule. D’ailleurs, il n’est pas rare qu’il n’y en ait pas. Par contre, dés que le Japon se retrouve impliqué dans un sommet ( la rencontre Bush-Abe, le sommet à six … ) ‘ou est ‘menacé’ ( le récent essai nucléaire nord-coréen ) le paysage audiovisuel japonais change de fond en comble et chaque chaîne y va de ses reportages, débats, analyses et autres éditions spéciales.

Pour moi, citoyen européen habitué depuis tout petit à un environnement hautement international, ce nombrilisme m’effraye quelque peu et me semble même paradoxal pour un pays qui dit vouloir s’ouvrir sur le monde afin d’être mieux compris par celui-ci.

Je ne peux m’empêcher d’y voir un rapport avec les regards qui se posent parfois sur moi. Je peux comprendre que ma présence dans ce petit village en banlieue de Nagoya puisse en intriguer certains. Je me réjouis même à l’idée que cela puisse aiguiser la curiosité et réponds volontiers aux questions que l’on me pose. Cependant, il faudra que le japonais lambda apprenne qu’on ne dévisage pas un étranger comme l’on dévisage un singe en cage.

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fête du bruit.

décembre 1, 2006

Du bourrage de crâne ! Aujourd’hui, on a essayé de nous faire croire que les avions, et par associations d’idées, les aéroports, c’est formidable. Forcément, quand on vous embarque dans un bus, qu’on vous laisse planté à dix mètres de la piste d’atterrisage pendant quinze minutes pour contempler le ballet des avions décollant et atterrissant, le tout en prenant bien soin d’ouvrir grand la fenêtre ‘pour mieux entendre le bruit des réacteurs’, on ne peut que trouver cela formidable …