Archive for novembre 2003

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novembre 28, 2003

Mon absence est dûe à un nouveau déménagement. J’ai quitté mon petit mais convivial appartement à Okazaki, ses trains qui passent à 15 mètres derrière chez moi faisant trembler le sol jusqu’à une heure du matin, le chat qui miaule du matin au soir ( et réciproquement ), le circle K du coin, les clients qui sortent du bar à 2 heures du matin, ivres morts. Fini la chef qui m’appelle pour que j’aide à la cuisine à 10 heure du soir. Fini les gens du bureau de l’école de Yamasa qui me pourchassent en tentant depuis 4 mois d’obtenir mon adresse. Plus de commatage à la terrasse du troisième étage, moins de traffic, moins de bruit, moins de bouffes avec les potes aussi, plus de kappa sushis, plus de melon pan, de ramens au sugakiya. Plus de vélo, mais plus besoin de m’occuper du recyclage. Moins loin de Nagoya, mais plus de Tower Records à proximité. A 20 minutes de la gare au lieu de 2 auparavant, mais bien au calme, bien au calme …

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novembre 21, 2003

aco @ nagoya club quattro 15.11.03

L’excellente qualité du concert auquel j’ai assisté samedi vient compenser sa durée quelque peu réduite. Peut-être n’a-t-il duré qu’une petite heure et demie, mais au moins les -a vue d’oeil- 500 personnes présentes auront-elles frissonnées du début à la fin. Au moins aurons-nous eu la chance de retrouver sur scène une voix qui correspond à celle que l’on peut entendre dans ses chansons, chose qui n’est pas toujours considérére comme acquise dés qu’il s’agit de chanteuse japonaise. Une voix connue donc, mais une majorité de chansons profondément remaniés, de sorte que pour deux titres il m’est impossible d’affirmer avec certitude qu’il s’agisse de versions remixées de titres de ses premiers albums ou de chansons totalement inédites.

Chaque titre parmi la grosse quinzaine interprêtés a été mùmifié* afin de coller à l’ambiance du dernier album, donnant naissance à un concert à la rythmique lente comportant néanmoins quelques accélérations assez spectaculaires, des nappes électroniques sur lesquelles viennent s’ajouter la voix d’aco, basses saturées, tambours, sons parasites et autres spécialités que l’on trouve plus généralement dans la techno minimaliste. Parmi les titres interprêtés comptons l’intégralité des titres du dernier album, réarrangés pour la peine, et dont la première piste servira pour l’occasion d’introduction, suivie par une version accélérée fort impressionnante de merankoria à grand renforts de tambours. S’ajoutent à liste, issus de ‘material’ et dans le désordre un ‘hoshi no kuzu’ retravaillé, l’inévitable ‘4 gatsu no hero’ et quelque peu en marge par rapport au reste mais néanmoins fort joliment interprêté ‘this woman’s work’ et donc les deux chansons mystère ( ?!).

Sur la petite scène est installée une cabane blanche par laquelle la chanteuse, habillée d’une robe blanche identique à celle que l’ont peut apercevoir dans le livret du dernier album, et ses deux -présumés- producteurs font leur entrée. Une chaise, deux I-book et un bouc (!?) blanc. Plus que sur la chanteuse, fort jolie mais dont le visage inexpressif et les mouvements brusques choquent quelque peu, notre regard se porte sur l’écran géant sur lequel sont projetés des images de synthèses dont la vitesse de défilement varie en fonction des changements de rythmes de la musique. Le tout, accompagné d’effets lumineux et stroboscopiques savamment dosés laisse en fin de compte l’impression d’un concert bien préparé, efficace, sans temps morts et malgré une durée relativement courte, loin d’être bâclé.

*mùm est le nom du producteur de l’album irony

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novembre 19, 2003

J’en ai rêvé, astro l’a fait ! Grâce à radioblog, la diffusion en ligne de musique est désormais devenue vachement conveniant.

En guise d’inauguration, puisque l’autre jour je parlais d’aco, cliquez donc ici et jugez par vous-même du désastre en sélectionnant un des titres, ou plus, si vous en avez le courage, bien évidemment …

p.s. que l’on ne s’inquiète pas pour ma santé mentale, je vais très bien, merci …

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novembre 18, 2003

L’autre jour, j’ai eu droit à des regards consternés lorsque j’ai osé dire que je n’avais pas encore vu Matrix Revolutions. Sur le coup je n’ai pas pris note, mais en y repensant la chose a fini par me tarauder : Ne doit-on pas s’inquiéter lorsque des milliers de personnes s’empressent dans une salle de ciné non pas parce qu’elles souhaitent forcément voir ce film, mais parce que l’on estime qu’il faut absolument l’avoir vu ?

Dans le même ordre d’idée, qui n’a pas entendu autour de lui quelqu’un dire à propos de celui-ci : ‘Je sais qu’il est pas terrible, mais j’ai vu les deux premiers, ce serait idiot de ne pas voir le troisième’ ? Pourquoi donc serait-ce idiot ? Et est-ce faire preuve de moins de bêtise que d’acheter chacun des dvd de la trilogie séparément à 30euros l’unité et se rendre compte qu’un mois après avoir acheté le troisième, un coffret comportant les trois dvd sort au prix de 60 euros ? N’est-ce pas se faire bouffer par le marketing que de l’acheter tout de même, sous prétexte que le packaging est bien foutu et qu’il contient des soi-disant bonus exclusifs qui sont en fait sans intérêt ?

Je souhaite que l’on me laisse la liberté de voir un film parce que j’en ai envie et non pas que mon comportement soit dicté par des phénomènes de masses et dix personnes autour d’un bureau qui discutent marketing …

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novembre 17, 2003

Je vais prochainement troquer mon actuel bandeau publicitaire et mes deux pop-ups contre un nouveau, plus discret et supposé n’apparaître qu’une seule fois par jour. Toi aussi découvre vite vite vite quel est ce nouvel hébergeur mystere et épargne-toi quotidiennement et a vie le grognement qu’accompagne les trois libérateurs clics de souris te permettant de fermer les deux pop-ups et mon site.

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novembre 14, 2003

L’on peut aisément scinder la carrière d’aco en deux parties : Dans la première, l’on retrouve trois albums quelconques, un son mélange jazzy-groove dans le mouv’ auquel vient se coller une voix peu expressive, donnant naissance à une floppée de chansons sans grand intérêt ni nouveautés. La seconde partie, qui m’intéresse déjà davantage, voit au long de trois albums l’artiste se tourner peu à peu vers de nouvelles sonorités aux consonnances trip hop, pour tomber dans son dernier album dans un délire à des années lumières de ses débuts. La chose a fort surpris, et d’ailleurs le grand public n’a pas suivi …

Hier, je me suis emparé du 181ième billet pour son concert qui aura lieu demain soir au Club Quattro Nagoya. Autour de 200 personnes pour une salle qui peut en acceuillir autour de 800. Comme les concerts précédents, ce sera feutré, intimiste, convivial et forcément authentique …

[ aco ticket ]

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novembre 13, 2003

‘J’ai eu des nouvelles de Kyoto, par la française qui habitait juste en face de chez moi [ … ] Apparemment les français qui sont là-bas depuis début octobre viennent tous la voir car ils sont perdus, et n’ont apparemment pas été préparés. Certains sont même partis sans réfléchir, sans se rendre compte qu’ils allaient être à plus de 10 000 km de la France loin de « papa-maman ». Plusieurs veulent déjà rentrer chez eux. […] Bon sang, le Japon, ce n’est pas l’Angleterre ou l’Italie! La culture y est très différente, la langue aussi, et on ne peut pas revenir en France chaque mois pour retrouver les gens qui nous manquent! Il faut assumer ses actes!’

post extrait du blog d’ataraxia, juste au moment ou que je tentais justement de raisonner un enième imbécile d’à peine 16 ans qui me dit vouloir à tout prix faire sa vie au Japon alors qu’il n’y a jamais mis les pieds auparavant. Lorsque je leur conseille d’au moins passer leur bac ou d’y faire un sejour ne serait-ce qu’en touriste avant d’entreprendre quoique ce soit, certains m’écoutent attentivement : Après tout je suis là-bas et eux non et j’ai quelques années de plus et un diplôme en cas de secours. D’autres préfèrent s’imaginer que je souhaite casser leur rêve, jaloux que je suis de ne pas avoir pu venir alors que j’avais leur âge.

Au fait, à quoi j’aspirais quand j’avais 16 ans ? Il me semble qu’à cette époque ça parlait d’obtenir une rendez-vous avec une fille … ouais … Je râle, mais finalement mes projets d’autrefois étaien tà peine moins incensés que les leurs maintenant ! : )