‘Tout ce qui a deux ailes me fait planer’ (5) @ Beijing (PEK)

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Nous sommes rentrés au pays pour les fêtes de Pâques. Je connais désormais le terminal 3 de l’aéroport international de Pékin comme ma poche après un transfert de 10 heures à l’aller et au retour. Si les enfants ont dormi pendant la plupart du vol et du transfert, je n’en ai pour ma part pas raté une miette, émerveillé tel un gosse qui va pour la première fois à Disneyland. Rester calme ? Ici, quand un déjà rarissime B747 aux couleurs de la Skyteam quitte son bloc, c’est un monstrueux A380 d’Emirates qui y fait son apparition 15 minutes plus tard !

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‘Ise plus où donner de la tête’

Excusez le titre ridicule. La dizaine de photos de pancartes et devantures des magasins ci-dessous ont été prises lors de notre passage dans okage-yokocho à Ise. Je ne m’en étais jamais aperçu auparavant, mais il y a énormément de variété dans les formats et les couleurs utilisées. Alors qu’il me semble normal que les idéogrammes en or des deux premières photos sautent aux yeux, l’impact visuel que peut avoir sur une devanture un seul caractère est fascinant. Des idéogrammes à peine lisibles, non pas imprimées mais incrustées dans des plaques de bois abimées par le temps, laissent à penser que le magasin est là depuis bien longtemps. Parfois on préfère l’image à l’écrit, ou on mêle les deux. Si j’aime beaucoup Snoopy, le voir apparaître ici me fait grincer des dents. J’ai par contre beaucoup d’affection pour le petit tigre de tora-ya, qui me fait penser aux 11 petits chats de la série de livres pour enfants de Noboru Baba du même nom, et que Louis adore.

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Ise Jingu ( Mie )

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Au départ nous pensions faire une balade à Kyôto, mais les embouteillages sur l’autoroute nous ont fait changer d’itinéraire et c’est un peu par hasard que nous nous sommes retrouvés au sanctuaire d’Ise, situé au sud de la préfecture de Mie. C’est la quatrième ou cinquième fois que j’y viens, et chaque venue est une sorte de pèlerinage puisque c’est ici que j’ai fait connaissance avec ma joyeuse compagnonne il y a de cela quinze ans déjà, et c’est sans doute ce qui nous a amené à y revenir après la naissance de Léo puis Louis.

Aujourd’hui c’est le hasard qui nous guide, mais l’endroit n’en reste pas moins sacré. Le superbe cerisier après le pont Uji est en fleurs, l’eau en contre-bas est d’une exceptionnelle pureté, les arbres tous gigantesques. Avec le temps radieux qu’il fait, les couleurs, les reflets des dorures sur les toitures des bâtiments, les ombres des arbres dans la cour, tout est tout simplement ’divin’.

Nous descendons de notre petit nuage et nous baladons dans okage-yokocho, la galerie marchande à l’entrée du sanctuaire, bourrée de monde en ce dimanche. Bouffe et souvenirs. Je n’aime pas trop ce genre d’endroits, on s’y sent toujours obligé d’y acheter des gadgets inutiles ou d’y manger debout, bousculé ou hâté par la foule d’onéreux mets soi-disant locaux que l’on retrouve finalement dans les grands magasins à Nagoya. ’Cela fait partie du folklore’, rouspète Keiko à chaque fois. Au centre de la place on donne une représentation de taiko, les tambours japonais. Le bruit est monumental, les vibrations des percussions me donnent la chaire de poule.

Retour par la route, tout doucement. Matsusaka, Tsu, Yokkaichi … Chaque ville a son lot d’embouteillage, mais l’autoroute est tout autant encombrée, alors pourquoi s’énerver ? Je suis serein, un homme nouveau, un nouveau-né ! Le sanctuaire d’Ise a décidément quelque chose de spécial …

‘Dans la vallée …’ @ Hôrai-ji (Aichi)

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Depuis l’ouverture de la nouvelle autoroute Shin-Tômei qui relie Tôkyô à Nagoya en passant non pas le long des côtes mais plus à l’intérieur des terres, des lieux touristiques auparavant ’peu accessibles’ se situent désormais à une petite heure de route. C’est notamment le cas de la mystérieuse région autour du Mt.Hôrai (Hôraisan) que je vois souvent apparaître dans les brochures de la préfecture d’Aichi et qui attire mon attention depuis un bon moment.

Peut-être est-ce parce que n’en ai pas assez étudié le contexte historique pour l’apprécier à sa juste valeur, mais je n’ai pas trouvé le temple en lui même exceptionnel. Par contre le paysage est sublime ! Difficile de croire que nous ne sommes qu’à 695 mètres d’altitude tant la vallée semble profonde. Difficile de croire que nous sommes à une heure de route de Nagoya alors que nous sommes entourés de montagnes à perte de vue. Sur la dernière photo, ne se croirait-on pas dans les montagnes en pleine campagne chinoise quelques siècles en arrière ? Il se met à neiger, ce qui ne fait que rendre le lieu encore plus magique, et malgré le froid j’ai beaucoup de peine à partir.

Des brochures parlent d’une randonnée de 4 heures partant du bas de la montagne jusqu’au sommet avec un crochet par le temple avec 1,425 marches de pierre à monter sur le trajet. Il me faudra absolument m’offrir une journée pour y faire un ’pèlerinage’ en solitaire quand il fera un peu meilleur.

‘Alors qu’ici, a Yabuhara …’

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Avec tout ce que les environs comptent comme montagnes, nous avons l’embarras du choix pour aller aux sports d’hiver. La plupart des habitants de la région semblent privilégier les hautes montagnes de la préfecture de Gifu pour leur proximité, mais pour en profiter pleinement il faut partir au milieu de la nuit afin d’éviter les bouchons au nord de Nagoya et à l’entrée des montagnes. Bien qu’un peu plus éloignées, je préfère les stations de la préfecture de Nagano, dans les ‘Minami Alps’ (Alpes du Sud). La neige m’y semble de meilleure qualité et la clientèle un peu plus âgée, plus expérimentée et moins agressive.

Cette année il neige énormément, on a mesuré plus de 4 mètres de neige à Hakuba au nord de Nagano. Le week-end dernier nous sommes allés a Yabuhara Kogen. Comme il a neigé pendant la nuit, il y avait de le poudreuse un peu partout, ce fût un vrai régal malgré des températures très basses.

Fuji Marathon Festa 2017 in Fuji Speedway [4]

[1][2][3] Quatrième et dernier épisode.

Après l’effort, le réconfort ! Quoi de mieux pour éviter les courbatures d’après-course qu’un bon bain brûlant ? Ashigara Onsen, situé à 15 minutes de route, est plein à craquer. J’y retrouve mes camarades de course, bien plus détendus qu’il y a de cela quelques heures. Comme les enfants ne sont pas là, je prends tout mon temps et manque de peu de m’évanouir. Dans la salle de repos, je zigzague entre les sacs de sport et les coureurs qui roupillent. Il ne manque plus qu’une bonne bière pour compléter ce tableau de ce qui à ce moment me semble être le paradis sur terre. Mais 3-4 heures de route m’attendent.

Je roule au milieu de la campagne, un peu au hasard, en direction de l’entrée d’autoroute la plus proche. Il ne pleut plus mais d’épais nuages semblent me suivre où que j’aille. ‘Ah !’ Je Mont Fuji, invisible jusqu’alors, montre le bout de son nez sur ma droite. Je m’arrête en fracas sur le bord de la route, et n’ai tout juste le temps que de prendre les trois photos ci-dessous avant qu’il ne disparaisse aussi mystérieusement qu’il est apparu. Je reprends la route en rêvassant : Un jour il faudra que je monte au sommet.

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Push stop to listen [2] Sakae, Nagoya.

Bien que je ne sois qu’à 20 minutes en train du centre de Nagoya, je ne m’y rends pas souvent, préférant souvent la campagne, les montagnes, la mer. En effet, La ville m’épuise autant qu’elle m’excite et m’inspire. Quand je réfléchis pourquoi, je me rends compte que c’est à cause du bruit qui y est omniprésent.

J’ai sorti mon dictaphone et tenté de capturer quelques bribes de ce brouhaha qui n’en est peut-être pas un tant le son de la ville est particulier. Une manière de dompter la bête.

D’ailleurs, mon voisin de palier a eu la même idée, sur made in tokyo.