Archive de la catégorie «t'as vu !»

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syrup16g ‘tour end roll’ at nagoya diamond hall

décembre 5, 2007

Ce serait sans doute mentir que d’affirmer qu’il s’agissait du meilleur concert auquel il m’ait été donné d’assister. Syrup16g n’aura été absolument transcendant que pendant 20 minutes.

Pris indépendamments, les trois artistes sont tout ce qu’il y a de plus impressionants et efficaces. Des pros, ou peut-être justement pas. Leurs chansons sont superbement interprêtées, mais leur musique formatée et prévisible, carrée. Pratiquement aucune variation par rapport à la version cd. On aura eu droit à quelques belles transitions d’une chansons à l’autre, mais chaque coupure ne sera suivie d’aucune intro. On rentre dans le lard dés le premier accord de chaque chanson.

Malgré la justesse de la performance, de très bons nouveaux titres ( qui annoncent par ailleurs un album très prometteur ) et les classiques, ce qu’il aura manqué à ce concert pour en faire une soirée d’anthologie, c’est la conivance avec le public. Bassiste au visage inexpressif pendant toute la durée du concert, pauses interminables durant lesquelles le chanteur/guitariste ne prononce pas un mot et accorde sa guitare tandis que ses deux acolytes l’attendent. On ne me fera pas dire que c’est le public de Nagoya qui est molasson, je l’ai déjà vu plusieurs fois faire un boucan incroyable en concert.

Il serait tout aussi faux de dire qu’ils sont incapable d’enchanter leur public : Je ne sais pas ce qu’ils s’est passé durant le bref entracte précédent le deuxième rappel, mais le groupe est arrivé sur scène métamorphosé. Incroyable solo de basse puis de batterie, guitariste qui s’écroule et se met à jouer leur mythique ‘空をなくす’ en se roulant par terre. Suit une version musclée de 真空 et pour finir en beauté, une version interminable de リアル. L’espace de trois chansons, le public est sous le charme, hurle et saute en tout sens. Ouf !

Une version live de 空をなくす ( à noter que le monsieur a fait quelques progrès au niveau vocal depuis )

Et la playlist

1. ニセモノ
2. I.N.M.
3. 生活
4. 神のカルマ
5. さくら
6. helpless
7. 途中の行方
8.ラファータ
9. ハピネス
10. ハミングバード
11. 落堕
12. sonic disorder
13. 天才
14. パープルムカデ
15. scene through

en.
16.来週のヒーロー
17.翌日
18.聞こえるかい

en.2
19.クーデター
空をなくす
20.真空
21.リアル

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‘mange un Danny, ça ira mieux !’

novembre 4, 2007

L’hiver est à nos portes ( chez nous, on peut dire qu’il s’est même carrément installé ) et les pubs pour médicaments en tout genres, mais principalement contre le rhume, pullulent dans les journaux et surtout à la télé.

Avoir la crève, c’est pénible. On se sent tout groggy, pas d’appétit, se moucher, tousser à en cracher ses poumons, que du bonheur ! Habituellement, en Europe du moins, dans ces cas là, pour commencer, je prends congé ou je ne vais pas en cours. je vais consulter un médecin, reste au lit et dors pendant un, deux, trois jours. Chaque guérison est une mini-résurrection. On se sent tout frais et plein de vie, que du bonheur là encore. Et il en est de même dans la pub.

Au Japon, que ce soit dans vie réelle ou dans la pub, avoir la crève vous prive surtout de l’immense privilège d’aller au travail. Inutile de ne serait-ce que songer à prendre congé, vos collègues seraient obligés de prendre en charge votre part de travail et vous causeriez grand souçi à tout le monde. Les pubs se déroulent donc la plupart du temps ainsi : L’homme d’affaires, d’habitude tellement heureux de se rendre sur son lieu de travail, se réveille l’air un peu vaseux. Sa femme s’inquiète. Malheur, serait-il malade ?, s’interroge-t-elle. Vite, un $%& ! La séquence suivante voit immanquablement l’homme en pleine forme soulagé de pouvoir aller travailler sans contraintes et sa femme rassurée elle aussi.

La chose serait tout à fait anecdotique s’il ne s’agissait pas du Japon, pays où, c’est bien connu, tout le monde travaille comme des forcenés. Un fait est certain, les heures supp’ sont nombreuses. Encore faut-il les voir à l’oeuvre, nos travailleurs du dimanche. Leurs heures supplémentaires sont dûes la plupart du temps à un manque total d’efficacité et d’organisation, pourraient être diminuées de moitié si ça papotait un peu moins pendant, celles-ci et surtout, elles sont parfois le seul moyen de s’en sortir avec une feuille de paie convenable à la fin du mois. Comme de bien entendu, ce sont ces mêmes personnes qui se retrouvent en train de regarder des pubs qui ne font que les renforcer dans l’idée qu’ils ne sont que des travailleurs exploités harrassés par le travail, mais que d’un autre côté ils n’ont pas le choix puisque le gars de la pub part au boulot gai comme un pinson malgré son rhume. Moi je dis, éteignez votre télé.

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Clammbon @ diamond hall - tour Musical.

juillet 7, 2007

Le groupe joue. Applaudissements. La musique s’arrête. Applaudissements. La chanteuse parle. Applaudissements. La chanteuse ne dit rien. Applaudissements. Le groupe revient sur scène. Applaudissements. Encore. Applaudissements. La musique s’arrête. Applaudissements. Le groupe s’éclipse. Applaudissements. La lumière s’allume. Applaudissements. Les portes s’ouvrent. Applaudissements. Deux ou trois minutes s’écoulent. Applaudissements. On entend une musique de fond. Applaudissements. Une minute passe. Applaudissements. Le volume sonore de la musique de fond augmente. Applaudissements. La musique de fond s’arrête. Applaudissements. Le batteur apparaît sur scène, exténué. Tonnerre d’applaudissements. Nous remercie, s’excuse. C’est fini, mais nous nous reverrons. Applaudissements. Sort. Applaudissements. Applaudissements. Applaudissements.

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on vous aura prévenu.

juillet 5, 2007

- Aujourd’hui, il a fait chaud !

Ce n’est pas moi, mais le présentateur du journal de 19h de la NHK, l’équivalent du 20h de TF1 en terme d’audience, qui l’annonce dés l’ouverture. Il y a de cela deux mois à peine il l’annonçait d’un ton joyeux ( l’hiver fût rude ), mais au fur et à mesure que les jours de canicule se succèdent, il l’annonce comme s’il annonçait la fin du monde. Certainement son ventilateur est-il tombé en panne en route …

Quoiqu’il en soit, il fait chaud donc, et pour bien nous montrer qu’on nous dit pas n’importe quoi, il nous fallait bien quelques témoignages des plus convaincants pris sur le vif ( ‘oh là là oui, quelle chaleur !‘, ‘c’est bel et bien l’été !‘ ), le tout entrecoupé de scènes d’enfants qui pataugent dans une fontaine, d’une femme qui déguste goulûment une glace et de personnes âgées qui s’évantent à grand renfort d’éventails. Mieux, le premier ministre et son cabinet ont laissé leurs cravattes au vestiaire dans une tendance cool biz qui consiste entre autre à utiliser le moins possible d’énergie afin de lutter contre le réchauffement climatique en ne descendant par exemple pas l’air conditionné en dessous d’une certaine température, ce qui s’avère complètement inutile puisque dans à vue d’oeil 90% des grandes surfaces il fait plus que frisquet. En même temps, vu le peu de soutien dont bénéficie le premier ministre japonais auprès de son peuple ces derniers temps, on peut se demander s’il n’aurait pas mieux fallu prendre quelqu’un d’autre pour modèle.

Ainsi donc, pour le commun des mortels qui refuse de claquer la moitié de son salaire en facture d’électricité, ne passe pas ses journées au bureau ou dans les grands magasins, il fait chaud. Ou disons que plus que la chaleur, c’est ici l’humidité qui est pénible. L’autre jour j’ai joué au foot avec mes collègues pendant deux heures, je pense ne jamais avoir autant transpiré de ma vie en si peu de temps. Incompréhension totale de ma part donc lorsqu’après avoir sué à grosses gouttes rien que d’avoir fait le chemin de la gare à chez nous il faut encore que le soir le bain soit brûlant.

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Dragons vs. Seibu [1]

juin 19, 2007

On a coûtume de dire que le baseball, c’est loin d’être le sport le plus excitant qui soit. Après avoir enfin assisté à un match en vrai, je peux affirmer que cela n’est qu’à moitié vrai.

Ce qui est sûr, c’est que les habitants de Nagoya aiment leur équipe. Il suffit de se rappeller la folie qui s’était emparée de la ville lorsqu’ils avaient atteint la finale l’année dernière. De même, l’interminable couloir blanc et bleu qui mène de la sortie du métro au Nagoya Dome est-il rempli d’affiches et d’articles de journaux retraçant l’histoire de l’équipe, de portraits des joueurs, et puis surtout, rempli de gens qui à en juger par leur accoutrement, semblent être des fans de l’équipe locale, preuve irréfutable que nous ne nous sommes pas trompés de station.

Tout désireux nous aussi d’avoir l’air bien ridicule et surtout de passer inaperçus, nous nous devions tout d’abord de nous rendre au magasin de goodies de l’équipe pour nous munir d’écharpes, de T-shirts et de casquettes.

Je ne sais pas combien de places fait le Dôme, mais y entrer est assez impressionnant ; Beaucoup de gens, de bruit, et le vert fluo du terrain qui saute aux yeux. Nous étions idéalement placés, au dizième rang à peu près, avec vue sur la première base. Les joueurs s’échauffent, les gradins sont encore à moitiés vides. Le match n’a pas encore commencé mais les deux vieillards à notre droite sont déjà ivres morts. Des vendeurs ambulants nous proposent leurs produits. Pop-corn, bières de toutes sortes, bentô …

Soudain retentit une musique assourdissante, l’écran géant brille de mille feux, des pom-pom girls et des mascottes débarquent de toutes parts en jetant dans le public des balles de base-ball signées par les joueurs, que tout le monde s’empresse d’attrapper, ce qui entraîne l’une ou l’autre chute spectaculaire. Je n’ai trop rien compris à ce qui s’est passé qu’il semble que le match ait déjà commencé. Une diversion.

L’une des choses fort drôle au baseball, c’est que lorsque c’est l’équipe adverse qui attaque, le public semble se moquer littéralement de ce qui se passe sur le terrain. Tout le monde papotte, se dépêche d’aller aux toilettes ou de filer acheter ses frites ou sa bière au stand le plus proche. Juste quelques encouragements discrets pour le lanceur, de rares applaudissements à chaque strike mais tout de même pas mal de mécontentement à chaque point que marque l’adversaire. [ la suite pour bientôt. ]

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Choc culturel mes fesses !

juin 2, 2007

Il existe sans doute des sujets inévitables pour tout occidental qui tient un blog au Japon. Après tout, il est normal que dans une certaine mesure les chocs culturels soient plus ou moins identiques ; langue, coûtumes, architectures, nourritures différentes et j’en passe. En gros, pour peu que l’on ouvre les yeux, on s’en prend plein la figure à longueur de journée.

Ainsi, parmi le sujets que l’on retrouvera sur tout blog digne de ce nom, on peut citer dans le désordre : le hanami ( dont je traite moi-même brièvement ici ), le quartier de Shibuya à Tôkyô, le pavillon d’or de Kyôto, les mini-jupes des lycéennes, les kogaru, le base-ball, la Wii, les trains bondés et les wagons réservés au femmes. Puis, on pourra surtout s’étonner de la vive émotion que suscitent les toilettes japonaises, souvent photographiées, parfois dessinées, mais toujours sujets à de longues explications, avec parfois même de formidables trouvailles, au point que je suis presque étonné qu’elles n’aient pas droit à une petite minute de gloire au sein du film de Sofia Coppola.

Maintenant, il ne reste plus qu’à chercher s’il existe sur les blogs japonais une tendance qui consisterait à se plaindre du manque de toilettes publiques et de l’état de celle-ci en Europe, voire à les prendre en photos. La belle image qu’à l’Europe au Japon en prendrait un sacré coup.